28 juin 2009
HAPPY END
Ca y est, nous y sommes! Nous sommes à la fin de notre aventure. Nous passons notre dernier dimanche de voyage. Nous commençons la journée par une messe
dans Harlem.
L’église dans laquelle nous sommes entrés n’avait en soit rien d’exceptionnelle. C’était juste une salle au rez-de-chaussée d’un vieux bloc. Quelques français orientés par le routard siègent les bancs du fond. Au devant, quelques personnes noires endimanchées attendent le début de la cérémonie. La mise en plis et le brushing sont fraichement laqués pour ces dames au chapeau pailleté assorti à leur tailleur. Les messieurs, eux, se sont vêtus de leur plus beau costume rayé parfois un peu dépassé. Une voix masculine ouvre subitement la messe par un chant que tout le monde reprend en cœur. Le gospel nous dresse déjà les poils. Puis, les gens continuent à arriver. Les cuivres sont sortis progressivement de leurs étuis. Des femmes revêtent au fur et à mesure leur longue robe de chorale pour reprendre certains refrains. La température atmosphéri
que monte. La foule qui remplie désormais la salle est
énervée. Les mains se lèvent vers le ciel, claquent l’une contre l’autre, agitent un tambourin. Comme nous, les touristes semblent surpris par cette ambiance un peu folle mais se délient doucement de l’assise, se laissant entrainer par ce tourbillon musical. L’ambiance se calme le temps des prières pour les familles, pour Mickael, pour les remerciements dits au dieu puis reprend de plus belle chaque fois. Quelques personnes se laissent envahir par leurs émotions trop fortes et pleurent, parlent à voie haute, crient ou bougent follement. Je me sens moi aussi submergée par des idées fortes liées à ce voyage. Je ne sais pas où se situent les pensées d’Alex mais il semble s’enivrer de cette parfaite cacophonie musicale. Cette messe gospel est authentique mais tellement prenante que nous la quittons avant la fin pour prendre l’air dans le quartier.
Harlem est vraiment typique aussi, encore plus en ce moment.
Les revendeurs de Mickael Jackson sont là. Les T-shirts, les CD, les posters et photos de famille à l’effigie de leur star s’accumulent le long des trottoirs de Lennox street. Ses chansons planent dans l’air de même que les commerces passent ses albums en boucle. Au pied du Apollo, le théâtre le plus réputé de Harlem, les gens déposent des bouquets de fleurs devant une représentation du défunt où viennent lui écrire un mot. La population noire qui peuple principalement le quartier regrette leur star bien aimée.
En fin d’après midi, c’est dans un autre quartier que nous finissons la journée. Dans celui-ci se regroupent
plutôt les marginaux, les punks, les adeptes de la culture pop et underground. On y trouve des commerces plus originaux, des bars branchés et même des salons de tatouages. En ce qui concerne ces derniers, nous le savions c’est pourquoi nous nous aventurons jusqu’ici. En fait, Alex s’est remotivé pour garder un ultime souvenir sur son bras alors nous espérons qu’un artiste acceptera notre dernier délai. La chance est avec nous aujourd’hui. Alex ressort avec le symbole de la liberté tatoué sur le bras : un oiseau tout coloré. Ce voyage, il s’en souviendra jusqu’au bout. De mon côté, je n’ai aucune marque à l’appui mais ce voyage extraordinaire restera graver en moi pour très longtemps, c’est certain.
Nous ne sommes pas encore rentrés et je suis déjà toute nostalgique et vraiment triste que cela se termine. Nous buvons une dernière bière dans un bar tranquille, marchons longuement et allons nous coucher. Voilà notre dernière journée. Une merveilleuse journée bien remplie parmis tant d'autres. Peut-être comprendrez-vous notre énorme sentiment de contradiction entre la satisfaction et la peine que cela s’achève. Alors mon chéri me rassure. Il me persuade que ce grand projet s’achève mais que d’autres prendront le relais. Il a raison, nous n’avons pas le droit d’être tristes mais désespérément heureux d’avoir pu réaliser un de nos rêves.
27 juin 2009
A Big Apple for a big travel
Après des retrouvailles tardives avec Lio et Clo dans la nuit du samedi au dimanche, nous nous sommes couchés épuisés mais tous impatients d’être le lendemain matin pour découvrir New-York au grand jour. D’entrée de jeu, nous sommes allés à Central Park où plus de 2 h de concert nous attendait avec Yannick Noah. C’était très intime et très bien. Il nous a chanté tout son répertoire et en prime, pour nous les frenchis, il a chanté du Téléphone : « un jour j’irai à New-York avec toi ». Il est vrai que nous avions encore dû mal à réaliser que nous étions ici, à New-York city, ensemble.
Mais, le rêve américain est bel et bien une réalité et pendant une semaine, nous l’avons véritablement vécu. Les empruntes de nos pas, nous en avons laissées par milliers dans chaque grand quartier de Manhattan. Soho, Little Italy, Time Square, Greenwich Village, Wall Street…Ces noms vous parlent? Eh bien nous, nos pieds s’en souviendront à jamais de cet immense quadrillage, notamment de la longue Broadway Street qui traversent la ville et que nous avons presque réalisée de long en large. Je ne sais combien nous avons parcouru de miles mais Clo compte revenir avec un podomètre pour éclaircir la chose. Il faut dire que l’atmosphère d’un quartier à l’autre est tellement différente et typique que nous avions souvent envie d’aller nous perdre un peu plus loin. D’ailleurs, nous avons poussé jusque Brooklyn en gravissant le fameux pont qui le sépare de Manhattan et sans le vouloir, nous nous sommes même aventurés dans le Bronx. Et puis, en bon touriste que nous sommes, nous avons fait l’incontournable Statue de la Liberté. Tout nous a émerveillé : les buildings, les taxis jaunes, les escaliers de secours, les lumières, les gens. C’est vraiment comme on le voit dans les films!
Cependant, pendant une semaine, c’est nous qui avons joué aux américains. Nous avons été de vraiment bons colocataires dans un appartement au nord de Manhattan sur la Seaman st à quelques blocs de la 204e. Le matin, nous faisions le plein d’énergie avec des baguels au beurre de cacahuète ou des donuts avant de nous rendre dans ce vieux métro qui nous emmenait où nous le souhaitions pour la journée. Le soir, c’était un petit resto sur place ou une pizza familiale, un Mac-Do à emporter. Entre temps, pour supporter nos longues heures de marche, nous carburions au Starbucks Coffee que l’on trouve à chaque coin de rue et quelques fois, un petit hot dog dans la rue pour notre goûter. Il est effectivement très facile de faire le plein en calorie ici. Je me rassure de retrouver bientôt les petits plats équilibrés du Nord. Sinon, à part grossir, nous avons fait des tas d’autres trucs bien Newyorkais. Clo et moi sommes allées nous faire faire une petite manucure dans un joli salon de beauté sur la cinquième. Inutile que je précise comment se sont occupés les deux hommes pendant ce temps. Dommage qu’ils n’ont pas été aussi rapides pour nous emmenés voir une comédie musicale sur Broadway. Quoique, du spectacle, nous en avons eu régulièrement avec ces deux machos là à New-York. Soit ils faisaient les cons, soit ils se prenaient pour des photographes professionnels. Nous avons généreusement participé à la société de consommation des Etats-Unis en dépensant nos dollars. Aussi, je crois qu’ils sont sortis de la crise grâce à Lio qui est passé dans le magasin Abercombrie. Enfin, nous avons appris un scoop bouleversant en même temps que toute l’Amérique par un afro-américain recevant un appel sur son i-phone : « Mickael Jackson is dead! ». Le roi de la pop n’est plus de ce monde mais la New-York city continue à vibrer.
Aujourd’hui, après 10 mois de moon walk, nous nous apercevons nous aussi de notre popularité. Jugez-en par vous-même…
En direct de New York, nos deux envoyés spéciaux Clo et Lio se sont rendus sur place à leur rencontre pour la séance de dédicaces ! We Love NY
19 juin 2009
Les experts
De l’aéroport, nous aurions pu prendre le taxi pour aller dans un de ces superbes hôtels. Un peu fatigués de notre longue journée de voyage et après un bon restaurant, nous aurions été nous coucher tranquillement dans notre lit aux draps soyeux. Le lendemain, nous aurions été nous balader en cabriolet le long d’Ocean’s drive. Nos longs cheveux volants au vent nous auraient fait oublier le soleil puissant qui illumine tout Miami. Nous nous serions arrêtés au hasard sur l’une de ces terrasses afin de boire un énorme cocktail rafraichissant. Nous aurions été à la plage sur l’un de ces transats tranquillement en dessous d’un parasol. Le soir venu, nous serions certainement allés dans une discothèque branchée de South Beach pour écouter le dernier Disc Jockey en vogue et en louant une petite limousine pour nous y rendre. Le lendemain, nous aurions dépensé facilement notre argent dans la Lincoln Street. Nous aurions dévalisé Ed Hardy tant en vogue aux Etats-Unis. De là, un taxi nous aurait emmené jusque Bay-side pour continuer un peu les emplettes. Nous aurions été dans un club de fitness climatisé histoire de nous détendre de notre journée. Le jour suivant, nous nous serions essayés à ces nouveaux transports motorisés le long de ce chemin en bordure de la plage. Puis nous nous serions reposés à la piscine de l’hôtel au son d’un gentil rythme électro. Lors de notre dernier jour, nous serions allés nous promener avec un yacht comme il y en a tant ici et aurions, suivant l’heure, été rendre visite à notre ami Stallone ou Whoppy sur l’île des stars.
Cependant, nous avons fait Miami tout autrement :
Déjà, de l’aéroport, nous avons opté pour le transfert en bus. Avec l’attente et les nombreux arrêts, nous sommes arrivés à l’auberge plus de 4 h après. Comme il était tard, la porte de Subway nous a fermé au nez. Heureusement, nous avons mangé une part de pizza qui tient sur deux assiettes en carton dans une pizzéria qui nous donnait l’impression d’être carrément dans son four. De retour à l’auberge, nous avons fait notre lit puis changer de chambre 3 fois avant de pouvoir nous endormir dans des draps sentant le désinfectant. Le lendemain, après avoir avalé nos toasts grillés au beurre de cacahuète inclus avec la chambre, nous nous sommes empressés d’aller voir l’océan deux rues plus loin. La plage est vraiment comme on l’imagine pour l’avoir vu à la télé. Une immense plage de sable blanc, une eau de toute beauté et des postes de sauveteurs en bois de toutes les couleurs. Les gens ne sont pas les uns sur les autres comme nous aurions pu l’imaginer. Océan’s Drive, la première route parallèle à la plage nous semble également très calme. Midi n’est peut-être pas l’idéal pour se promener mais pour regretter d’avoir des cheveux longs. Quoiqu’il en soit, nous, nous l’avons fait à pied ce qui nous a permis de bien profiter de chaque bâtisse qui forment ce quartier Art Déco. Une majorité de couleur blanche, ornée de jaune pastel, de vert pomme voire de violet sur des coins arrondis, des formes allongées assorties d’enseignes au style d’Happy Days donnent un effet parfait. Nous avons tout exploré et même davantage. La Washington street on connait pour l’avoir fait trois fois sur la même journée. Puis, nous nous sommes reposés à la plage, chacun sur un bout de notre unique grande serviette en fibre.
Le lendemain, nous nous sommes sentis d’attaque pour reprendre le bus. Cette fois nous sommes allés dans downtown, le centre ville. Nous avons fait Bay-Side, un centre commercial et avons acheté deux ou trois trucs en promo. Etonnés et presque déçus de ne pas trouvé plus de commerces en plein centre ville de Miami, nous sommes rentrés et nous nous sommes trompés de bus. Mais nous ne nous sommes pas démontés pour autant et sommes allés courir le long de la plage sous une chaleur qui ne daigne pas diminuer. Le lendemain, nous sommes encore allés plus loin et toujours en marchant sur la promenade le long de la plage. Nous sommes passés derrière des hôtels incroyables ayant chacun une superbe piscine dans laquelle les clients se baignent. Nous n’avons pas le souvenir d’avoir eu un jour aussi chaud. Heureusement des douches ou des fontaines d’eau potable le long du chemin nous aidaient à supporter. Au soir, Alex a dessiné son prochain tatoo et moi ai joué au carte avec le couple suédois qui partagent notre chambre. Le dernier jour, nous avons pédalé sur des cruisers en traversant des petites îles bien sympas de quartiers bourgeois accessibles à tous, en roulant sur les trottoirs près des buildings, en longeant d’autres plages. Nous avons parcourus une vingtaine de miles en vélos en plus de cinq heures en nous ravitaillant de hot-dogs et de limonades et ce, toujours sous un soleil de plomb. Nous avons passé une excellente journée même si au final Alex ne se fera pas tatoué chez Miami Ink qui abusent fortement de leur renommée télévisée. Ce soir, nous ne sommes pas allés dépenser notre budget de globetrotteur en boîte mais au lieu de cela, Alex a fait un tri dans les photos et moi j’ai écrit ce texte.
Voilà, c’est comme cela que nous avons fait Miami. Simplement. En vivant chaque instant. D’ailleurs, notre voyage entier repose sur ces bases. Les lecteurs qui n’ont pas encore décroché trouveront, je crois, la version réelle des faits plus accrochante que l’hypothèse. Quoique ? Qui ne rêve jamais d’un peu de luxe ?
Il est tard maintenant car le récit, je l’avoue, était un peu long. Ce doit être parce qu’il est l’un des derniers de notre carnet de route que je ne parvienne pas à quitter mon clavier ce soir. Bon, je vais me coucher, demain est encore un autre jour. Après un dernier bain à Miami Beach, nous irons en soirée retrouver Clo et Lio à l’aéroport de New-York City. Encore des trucs à raconter !
16 juin 2009
Droit de réponse : Betty et Alex Lance sont à Saint Claude
Comme la Gazette de Saint Claude l’a relaté, nous sommes effectivement allés nous ressourcer dans le microclimat de la Soufrière. Aujourd’hui, nous sommes à Miami au milieu de nouveaux paparazzis. Ainsi, ne risquant plus de mettre en péril la tranquillité des personnes nous ayant accueillis dans leur propriété, nous pouvons désormais révéler leur identité. Aurore et Alex Top-Cardinael, ne méritent en aucun cas de rester dans l’ombre. Non seulement ce sont nos amis, mais aussi parceque ce couple est exemplaire en ce qui concerne les grandes expériences. Ils ont vécu en Angleterre, à Bailleul et maintenant en Guadeloupe. Nous pouvons également ajouter une expérience incroyable qu’ils s’apprêtent à réaliser cet été. Ils partirons de France, traverserons la Belgique pour aller jusqu’en Zélande, unis plus que jamais sur leur tandem. Nous sommes vraiment honorés d’être allés jusqu’à eux pendant ce tour du monde. Ils méritaient d’être dans le journal, et surtout dans notre journal.
06 juin 2009
Ah! Les vacances!...
Après avoir passé du temps en grande Terre avec la miss Hélène, nous nous sommes dirigés dans la deuxième aile du papillon guadeloupéen, en Basse Terre. Nous y avons rejoint nos amis Martine et Jean-Luc en vacances depuis plus d'une semaine, pour partager quelques jours avec eux.
L’endroit était idéal pour des amoureux de la nature. Pour nous rendre à la mer, par exemple, il nous suffisait d’emprunter cette magnifique allée aux parfums naturels bordée de cocotiers, de plantes, de fleurs, de pelouse, traverser la petite rivière en passant sur la passerelle de bois. Une fois les pieds ensablés, on continuait à marcher quelques mètres à l’ombre des palmiers pour arriver tranquillement sur cette plage. Nous pouvions alors nous installer face aux vagues pour regarder paisiblement le coucher du soleil ou bronzer suivant le moment de la journée.
Lorsque nous prenions le petit déjeuner sur notre terrasse, nous entendions les moineaux, les sucriers, les rouge-gorges perchés quelque part sur une branche pour nous fredonner leur jolie mélodie. Chacun leur tour, ils s’aventuraient timidement jusqu’à nous afin de venir picorer leur croûton de récompense. Nous avions aussi notre fidèle chat qui lui, n’hésitait pas à nous rendre visite à chaque repas. Et quand les crabes sortaient discrètement de leur cachette et avançaient de travers sous nos yeux dans le parterre, notre arche était alors au complet. Nous pouvions commençaient à manger.
La nature s’est montrée quelque peu capricieuse avec nous. Pendant notre séjour à la résidence fleur des îles, nous avons eu le droit à quelques bonnes averses. Nous sentons la saison des pluies arriver à grands pas. D’autre part, un peu de fraicheur est parfois revivifiant lorsqu’il fait une telle chaleur. Le problème est que les moustiques aiment le climat humide mais également la chair fraiche des vacanciers. N’est-ce pas Martine ? Ces erreurs de la nature ne l’ont pas épargnée. Je vous l’assure, dès qu’on la voit, on a envie de lui chanter : « mais qu’est-ce que t’as doudou di don ? » de façon naturelle.
Oh, mais nous ne nous sommes certainement pas laissés abattre par si peu. Ensemble, nous en avons fait. Nous avons réalisé le tour de la Basse Terre en nous émerveillant de ses paysages côtiers, de sa végétation généreuse, de ses cases exotiques, de ses habitants accueillants et de ses commerces très alléchants. Outre le fait d’avoir profiter des richesses d’outre-mer, nous avons savouré nos retrouvailles. Avec Martine, la conversation aidant, nous avons traversé à la nage la plage de Grande Hanse. Les femmes aiment parler. Les hommes, venant d’une autre planète, diront eux, qu’il n’est pas étonnant que les rayons de soleil nous aient rattrapées! Nos conversations très variées s’étendaient tranquillement en soirée autour d’ouassous à la crème ou de poulet colombo accompagnés bien sûr, d’un petit Damoiseau. Leur séjour s’est terminé en beauté avec un couché du soleil enfin bien dégagé et un petit resto non loin de la plage donnant un concert de reggae. Des amis tombés dans les filets de la Guadeloupesont même venus nous retrouver pour clôturer cette charmante soirée.
Le temps passe vite surtout en agréable compagnie. Au grand regret de nos hôtes, les vacances sont déjà terminées! Nous en sommes autant désolés. Par ailleurs, nous sentons les nôtres suivre inévitablement le même chemin. Il nous reste désormais trois semaines de voyage avant le retour dans notre vie sédentaire. Alors vite, continuons de profiter comme nous l’avons toujours fait!
02 juin 2009
Sa ka woulé!!!
"Elle n'est pas belle la vie?". Ca, c'est la devise de ma copine Zéhélène. Pourtant, pour elle comme pour la plupart des gens ici, elle n'a pas toujours était belle ces dernier temps. Avec ce remue ménage qu'il y a eu sur son île, elle en a vu : un projet tombé à l'eau, sa voiture sur le dos et des tas de petits rigolos. "La guadeloupe sé tan nou, la Guadeloupe sé pa ta yo" (
« Il y a pire! ». La vie a plutôt était cool pour nous ici. Imaginez ! Nous nous sommes réveillés quotidiennement avec le soleil. Nous avons pris tous les jours nos repas au dehors que ce soit à la plage, en terrasse ou dans le jardin. Nous étions invités ici et là. Hélène et ses amis, nous ont fait gouter aux fameux [méloco]. Ils se mangent et se boivent sans problème. Et le soir, nous dormions sagement chez ce bon Kako qui nous a grand ouvert la porte de sa maison. Nous nous sommes simplement laissés vivre agréablement en nous préoccupant de rien.
« Et les autres croient qu’on s’amuse ! » Mais attention, ne vous méprenez pas! Les gens qui vivent ici, ne se la coulent pas si douce! Prenons Hélène par exemple! Et bien elle doit aussi se lever tous les jours pour aller travailler. Et quand nous allons acheter des cartes postales dans son magasin, on se rend compte que c’est vrai. On ne lui a guère facilité la tâche avec nos orteils en éventail. Nous, notre dure labeur était de profiter comme il se doit de ses temps libres, dimanches et jours fériés. Nous avons alors fait nos belles sur un jet-ski en allant jusqu’à la Pointe des Châteaux, nous avons fait nos stars sur les plus belles plages de Guadeloupe, nous avons fait nos vedettes et chanté comme au bon vieux temps.
« On n’est pas bien ici? ». Oui et c’est dans cette même ambiance rythmée qu’ensemble sommes aventurés dans cette belle île en mer, Marie-Galante. Nous avons fait la traversée dans un petit bateau de pêcheur. Nous sommes arrivés trempés. Nous avons séché à l’arrière d’un pick-up. Nous sommes allés au festival Terre de Blues. Nous avons bu du rhum. Nous avons bien dormi sur la plage. Nous avons été accueillis chez des Marie-galantais. Nous nous sommes pliés aux traditions. Rhum et cassoulet à neuf heures et demi du mat…bref, des tas de moments insolites que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
« Ca a fait chaud à son cœur » de voir Hélène et l’univers merveilleux dans lequel elle nous a accueillis. Fini pour nous la petite vie tranquille à Saint-François. Cependant, nous n’allons pas loin, nous nous dirigeons vers un monde parallèle, celui où nous attendent d’autres amis, celui de Deshaies et sa jolie plage.
21 mai 2009
Monnaie, monnaie
Cuba nous a étrangement surpris quant à sa société de consommation. Cela fait de ce pays d’ailleurs, une particularité comme nous n’avions pas encore trouvé jusqu’à présent. Il est le seul pays, par exemple, a fonctionné avec deux monnaies. Les pesos pour les habitants et les pesos convertibles pour les touristes. Bien sûr, c’est le dernier qui a le plus grand pouvoir d’achat car 1 pesos convertible équivaut à peu près à 25 pesos. La population, même au cœur de la ville, nous apparait assez pauvre. Rien d’étonnant lorsqu’on sait qu’un salaire moyen correspond à 15 Euros par mois. Le gouvernement a mis en place un système de rationnement pour que chacun puisse subvenir aux besoins de base. Une quantité de riz, d’œufs, de lait…par personne et par mois est attribué aux familles à des prix très avantageux. Mais, une fois dépassé son droit, il faut payer plus cher pour se ravitailler voire au même prix que les étrangers. L’éducation et les soins sont gratuits pour tous de même qu’il n’y aurait pas de loyer à payer. Malgré ce système social qui semble juste et apprécié par les habitants, on se questionne, on s’interroge, on remet en cause. Tout est tellement contrôlé par l’Etat que ça en est inquiétant. Ces gens qui cherche à avoir plus d’argent n‘est pas étonnant. Ces logements tellement précaires sont un peu déroutants. Et, ce patriotisme, cet attachement à Fidel est plus que surprenant…!!?? Malgré qu’il soit un magnifique pays, Cuba n’est pas réellement l’endroit idéal pour un voyageur pour faire de bonnes affaires. Alors, Alex et moi avons profité à fond de nos deux biens vivants importés droit de France. Cet avantage n’a malheureusement duré qu’une semaine mais nous en sommes plus que satisfait. Ils nous ont produit uniquement des bons moments. Et puis, quel plaisir de voir leur fonctionnement de nouvel arrivant sur le marché du voyage. Leur dépaysement et leur étonnement ont marché sans garanti face aux nôtres qui connaissent une légère désinflation. Ensemble, nous avons fait notre étude de marché dans les moindres recoins de la ville. Nous avons consommé les produits et services locaux : boissons, nourriture, musique, vieux tacots, plage, rencontres, ballade, et zoo. Mais cette expérience n’est jamais sans risques et Ninie et Gégène l’ont remarqué. Elle, out of service mais toujours dans un souci d’équité, n’a ni fêté mon anniversaire, ni celui de son chéri. Son gros cœur sait désormais, qu’il n’existe aucune garantie. Lui, a appris autre chose : les hommes sont loin d’avoir de la peau de crocodile et doivent mettre de la crème pour se protéger du soleil. Nous, nous n‘avons subi que du bonheur en leur compagnie ce qui nous a fait le plus grand bien. Nous retenons néanmoins une chose : partager un bout de notre aventure avec ces deux êtres là n’a vraiment pas de prix !
16 mai 2009
Interview à la plage
BettyAlexYes - Where do you come from?
Virginie - Ah! C’est toujours la même question qu’on nous pose ici. I from in France.
Jérôme - Nen ! Encore plus dans le Nord.
BettyAlexYes - C’est votre première fois à Cuba ?
Virginie - Oui, c’est carrément notre premier voyage. Nous sommes là pour des raisons familiales, nous venons rendre visite à Betty et Alex, le frère de Jérôme et ma belle-sœur qui font le tour du monde.
BettyAlexYes - Le tour du monde?
Virginie - Et ouais, ça t’en bouche un coin, einh?
BettyAlexYes - Combien de temps resterez-vous sur l’île de Cuba?
Virginie - Une petite semaine
BettyAlexYes C’est votre première fois en avion, quelles sont vos impressions?
Jérôme - Même pas peur!
Virginie - Un décollage larmoyant et un atterrissage qui faisait peur même les gens à côté de nous disaient n’avoir jamais vu ça.
BettyAlexYes - Quelles ont été vos impressions en arrivant?
Virginie - La chaleur et l’accueil. On nous attendait avec une petite pancarte « Ninie et Gégène, bienvenue à Cuba » et un petit cadeau de bienvenue.
Aussi, après, alors qu’on ne s’attendait pas du tout à ça, le bus qui nous conduisait à La Havane s’est arrêté dans une sympathique paillote au bord de la route pour boire une pina colada.
Et puis, toutes ces belles Plymouth dans les rues! On a l’impression d’être dans un film des années 50.
BettyAlexYes - Où logez-vous?
Jérôme - Juste dans un petit hôtel 4 étoiles, au centre même de la ville.
Virginie - Tout confort quand même! La vérité est qu’arrivés à l’hôtel, j’ai la mâchoire qui s’est décrochée. Un vrai palace!
BettyAlexYes - Cuba correspond à ce que vous imaginiez ?
Virginie - Mieux! Mon mot ici c’est « génial ». Puis d’un autre côté on a vu plein de gens pauvres!
Alexandre hors sujet - Moi, la mer, ça me donne toujours faim!
BettyAlexYes - Comment qualifiez-vous ce pays?
Virginie - Ambiance, chaleur et dépaysement.
BettyAlexYes - Avez-vous un épisode dépaysant à nous raconter?
Interruption par trois soldats et deux policiers afin de signaler aux interviewés de ne pas dormir pour faire attention à leurs affaires
Virginie - Ca c’est aussi dépaysant! Il y a la police partout! C’est la deuxième fois qu’ils viennent nous voir. Les touristes sont vachement en sécurité ici!
Jérôme hors sujet - T’as vu Alex, ils ont tous une bouteille de rhum avec?
Alexandre - C’est comme les français à Bray-Dune, ils mettent du Ricard dans leur glacière.
BettyAlexYes - Avez-vous un autre épisode qui vous a marqué à raconter?
Virginie - Oui, dès le deuxième jour, on s’est fait accoster très chaleureusement par un cubain qui nous parlait de la culture cubaine, de la vie ici autour d’un cocktail havanais qu’il nous proposait. Puis, il donne à chacun des hommes un cigare. Puis il commence à discuter de la fabrication de cigares et propose de nous emmener vers un petit marché.
Jérôme hors sujet - Ils y en a même qui prennent des cocotes minutes avec ! Ils vont peut-être faire cuire du crabe!
BettyAlexYes - Et alors?
Virginie - En fait, il nous a fait rentrer dans la maison d’une de ses connaissances et a sorti tous les assortiments de tabac et pour moitié prix.
BettyAlexYes - Vous êtes très chanceux !
Virginie - Au contraire! Même à moitié prix, ça reste très cher et la qualité ne doit pas être correcte mais le plus dommage est que l’on pensait avoir fait une bonne rencontre. En fait, il voulait simplement profiter de nous. Il ne nous avait pas épargné l’addition au café.
Pour reprendre l’expression de ma belle-sœur, on a toujours l’impression de balader avec un dollar sur le front.
Alexandre hors sujet - Tu cuits pas de trop Gégène?
Jérôme - Bah, pour l’instant, ça va!
BettyAlexYes - Avez-vous le sentiment d’être en vacances?
Virginie - A fond! La question ne se pose même pas!
BettyAlexYes - Un exemple?
Virginie - Cette plage. C’est un véritable lieu de carte postale! Ca fait rêver. Et en plus super sécurisée!
Il y a aussi la musique. On en entend partout! On est allé voir un concert du Buena Vista Social Club et on en a pris plein les oreilles. C’était comme la température de Cuba.
BettyAlexYes - Vous semblez satisfaite de vos premiers jours de vacances.
Virginie - Oh oui! On a déjà vu plein de trucs mais il nous en reste plein à faire. Nous ne sommes même pas à la moitié de notre voyage.
BettyAlexYes - Je suis heureuse de voir que vous passez d’agréables moments à Cuba en compagnie de votre famille et ne vous embêterais pas plus longtemps chers madame et messieurs. Toute l’équipe de bettyalexyes.canalblog.com vous remercie d’avoir participé à cette interview.
13 mai 2009
Super Cuba
Le vol pour Cuba a été un peu plus long que prévu mais celui-ci est passé très vite. En effet, encore fatigués de notre escale en Flandre, nous avons dormi une bonne partie du temps. L’ironie du sort a fait que nous avons volé, sans le savoir à la base, dans un avion en direction de Cancún, au Mexique. On nous remue le couteau dans la plaie alors que nous essayons d‘oublier un épisode dans ce pays. A Varadero : pareil ! J’ai vraiment cru que la police était au courant de notre affaire mexicaine et qu’elle ne me laisserait pas passer. Allez savoir pourquoi on m’a prise à part pour me reposer les même questions sur les symptômes de la grippe auxquelles j‘avais déjà répondues sur papier ? Bon ! C’est terminé les moqueries ou quoi? On s’est déjà bien joué de nous, vous ne croyez pas ? Que tout cela un gout amer pour moi! Je déchante malgré moi. Mais heureusement, Cuba est là! Il va nous sortir de tout ça ! Ce pays a des tonnes de pouvoir qui ont déjà fait effet sur nous. Il a des forces impressionnantes au niveau des couleurs : la rouge, la verte, la noire, la bleue, la rose et j’en passe. Tout ici est puissamment coloré : la population, les maisons, les camions. Et les voitures sont de vraies bijoux. Du marron métallisé au violet pailleté, elles brillent de tout leur chrome. Oui ici, la bat mobile est réellement partout! Certains cubains ont la classe de super-héros quand armés de leur cigare, il défilent sur les trottoirs. D’autres, plus rares, ne possèdent pas de cape ou de costume noir mais sortent entièrement vêtu de blanc de la pointe des chaussures à celle de leur parapluie. Aussi, Varadero sonne comme un nom tiré d’un comics ou d‘un film télévisé. D’ailleurs, quand on aperçoit ses plages d’un bleu turquoise hypnotisant, on se croit sur une planète voisine de la fameuse Crypton. L’ambiance est incroyable ici : sous un soleil rayonnant, les gens sont souriants et semblent avoir le temps. De notre côté nous sommes captivés et attiré par tant d’effet mais nous sommes surtout impatients d’être à demain. La semaine dernière nous allions vers la famille, cette fois, c’est elle qui vient vers nous. Super-Ninie et Super-Gégène volent jusqu’à nous. Comme les 4 fantastiques, nous allons partager un nouveau storie-board dans la mythique La Havane.
12 mai 2009
L’escale flamande
Nous avons d’emblée été accueillis à bras ouverts par des personnes très familières. C’est la première fois depuis longtemps que nous ressentons autant d’émotion face à des locaux! Ils nous ont tout de suite pris en charge et organisé notre séjour. Incroyable mais ici nous n’avons aucunement besoin d’un guide ou un truc du genre. Ces gens là sont bien plus efficaces que toutes les agences auxquelles nous avons eu recours. En un éclair, nos journées ont été organisées de A à Z. Quel plaisir de voir à quel point les bailleulois sont contents de nous recevoir. Ici, à notre grande satisfaction, le couch-surfing marche plus que nulle par ailleurs! C’est vraiment génial de partager plus qu’à l’ordinaire l’intimité de ces gens. On se sent véritablement comme l’un des leurs ou comme un membre de la famille à part entière.
En une semaine, nous avons gouté à toutes les spécialités du terroir : carbonnade, petits toasts, frites fricandelle, potsh vlesh, filet américain, tarte aux pommes, barbecue et tout ça de façon bien arrosée avec des bières, du sky, du ricard, du pinard, du picon. Alex aime cette tradition de prendre l’apéro que l’on trouve peu dans les autre pays mais son organisme a dû se réhabituer à de telles coutumes! C’est comme faire la fête jusqu’à plus d’heure! Tout ça est si loin de nous! Nous nous sommes couchés tard tous les jours. C’est la première fois dans notre voyage que nous subissons un tel décalage!
Durant notre séjour, nous avons effectivement vécu de grands moments loin de nous laisser indifférents. Pour la première fois, je me suis émerveillée à entendre la sirène d’un premier mercredi du mois alors que je prenais le meilleur bain depuis bien longtemps. Alex est allé jouer dans une fanfare rose et noire. A ses dires, il s’est débrouillé comme un chef. Nous avons fait chacun un tour à la brocante de la ville. C’est une rude épreuve lorsqu’on a peu de temps à y consacrer mais pour bavarder, là, c’est le pied! Aussi, quand dans le Nord, notre tête fait la une des journaux, il y en a des choses à dires! Nous avons eu la chance de participer à l’anniversaire de deux êtres chers. Même si ce n’est encore qu’éphémère, nous avons réintégré avec joie un tissu familial et entretenu le lien amical. Nous avons même réussi à nous réunir avec les pink-ladies, leurs sacrés maris, leurs petits marmots et les nouveau-nés. En huit mois, ces personnes au grand cœur ont changé, d’autres pas mais c’est toujours une réelle joie de les croiser.
De nombreuses personnes nous demandent s’il existe un pays dans lequel nous aimerions nous poser parmi tous les lieux que nous avons visité. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas tombés amoureux d’un pays au point de vouloir nous y poser. Par contre, cette escale nous fait réaliser plus que jamais à quel point nous sommes attachés à notre environnement. Non pas pour le temps, les monuments, les paysages, le dépaysement mais pour tous les à côtés. Nous nous rendons compte également que le retour ne sera pas si simple car nous avons réellement pris goût au changement, à la nouveauté, à la liberté. Nous ne sommes pas du tout prêts à rentrer mais bien heureusement, nous avons un itinéraire à terminer. Notre prochaine escale est maintenant Cuba.
PS : Nous avons fait le plein d images et de photos durant cette escale cependant elles sont stockees dans nos tetes et non sur le blog. De plus, la connection a Cuba est beaucoup trop longue.






































































