29 juin 2009
...les ETATS-UNIS
UN POINT SUR LES ETATS-UNIS
POINT BUDGET
1 € = 1,4 $
Nous sommes restés 6 jours à Miami avec un budget de 70 € par jour par personne puis 9 jours à New-York avec un budget de 75 € par jour et par personne. Nous avons dépensé 2500€ dans ce dernier pays soit un dépassement d'environ 300 € par rapport au budget initial.
POINT TRANSPORT
A miami, ce fût du bus, 5h de vélo et beaucoup de marche à pied et à New-York, ce fût un trajet en taxi jaune, énormément de métro et encore pas mal de marche à pied.
POINT IMPRESSIONS
le positif
2 villes américaines mais deux villes bien distinctes
la plage de Miami et son quartier Art Déco
les différents quartiers de New-York
Clo et Lio de découverte avec nous
un soleil fantastique à Miami et un temps idéal à New-York pour les visites
une journée de vélo à Miami
des starbucks coffee à chaque coin de rue
le négatif
la mort de Mickael Jackson
le coût élevé de la vie à New-York
le fait qu'il faille rajouter bien souvent les taxes au prix annoncé
la ville de Miami nous a paru peu interessante quand on s'éloigne de la plage
le Musée des beaux arts ne correspondait pas à nos attentes
le ressenti de la dernière étape de notre tour du monde
POINT EN OR est attribué à la ville de New-York qui est aussi "grande" que dans nos pensées
28 juin 2009
HAPPY END
Ca y est, nous y sommes! Nous sommes à la fin de notre aventure. Nous passons notre dernier dimanche de voyage. Nous commençons la journée par une messe
dans Harlem.
L’église dans laquelle nous sommes entrés n’avait en soit rien d’exceptionnelle. C’était juste une salle au rez-de-chaussée d’un vieux bloc. Quelques français orientés par le routard siègent les bancs du fond. Au devant, quelques personnes noires endimanchées attendent le début de la cérémonie. La mise en plis et le brushing sont fraichement laqués pour ces dames au chapeau pailleté assorti à leur tailleur. Les messieurs, eux, se sont vêtus de leur plus beau costume rayé parfois un peu dépassé. Une voix masculine ouvre subitement la messe par un chant que tout le monde reprend en cœur. Le gospel nous dresse déjà les poils. Puis, les gens continuent à arriver. Les cuivres sont sortis progressivement de leurs étuis. Des femmes revêtent au fur et à mesure leur longue robe de chorale pour reprendre certains refrains. La température atmosphéri
que monte. La foule qui remplie désormais la salle est
énervée. Les mains se lèvent vers le ciel, claquent l’une contre l’autre, agitent un tambourin. Comme nous, les touristes semblent surpris par cette ambiance un peu folle mais se délient doucement de l’assise, se laissant entrainer par ce tourbillon musical. L’ambiance se calme le temps des prières pour les familles, pour Mickael, pour les remerciements dits au dieu puis reprend de plus belle chaque fois. Quelques personnes se laissent envahir par leurs émotions trop fortes et pleurent, parlent à voie haute, crient ou bougent follement. Je me sens moi aussi submergée par des idées fortes liées à ce voyage. Je ne sais pas où se situent les pensées d’Alex mais il semble s’enivrer de cette parfaite cacophonie musicale. Cette messe gospel est authentique mais tellement prenante que nous la quittons avant la fin pour prendre l’air dans le quartier.
Harlem est vraiment typique aussi, encore plus en ce moment.
Les revendeurs de Mickael Jackson sont là. Les T-shirts, les CD, les posters et photos de famille à l’effigie de leur star s’accumulent le long des trottoirs de Lennox street. Ses chansons planent dans l’air de même que les commerces passent ses albums en boucle. Au pied du Apollo, le théâtre le plus réputé de Harlem, les gens déposent des bouquets de fleurs devant une représentation du défunt où viennent lui écrire un mot. La population noire qui peuple principalement le quartier regrette leur star bien aimée.
En fin d’après midi, c’est dans un autre quartier que nous finissons la journée. Dans celui-ci se regroupent
plutôt les marginaux, les punks, les adeptes de la culture pop et underground. On y trouve des commerces plus originaux, des bars branchés et même des salons de tatouages. En ce qui concerne ces derniers, nous le savions c’est pourquoi nous nous aventurons jusqu’ici. En fait, Alex s’est remotivé pour garder un ultime souvenir sur son bras alors nous espérons qu’un artiste acceptera notre dernier délai. La chance est avec nous aujourd’hui. Alex ressort avec le symbole de la liberté tatoué sur le bras : un oiseau tout coloré. Ce voyage, il s’en souviendra jusqu’au bout. De mon côté, je n’ai aucune marque à l’appui mais ce voyage extraordinaire restera graver en moi pour très longtemps, c’est certain.
Nous ne sommes pas encore rentrés et je suis déjà toute nostalgique et vraiment triste que cela se termine. Nous buvons une dernière bière dans un bar tranquille, marchons longuement et allons nous coucher. Voilà notre dernière journée. Une merveilleuse journée bien remplie parmis tant d'autres. Peut-être comprendrez-vous notre énorme sentiment de contradiction entre la satisfaction et la peine que cela s’achève. Alors mon chéri me rassure. Il me persuade que ce grand projet s’achève mais que d’autres prendront le relais. Il a raison, nous n’avons pas le droit d’être tristes mais désespérément heureux d’avoir pu réaliser un de nos rêves.
27 juin 2009
A Big Apple for a big travel
Après des retrouvailles tardives avec Lio et Clo dans la nuit du samedi au dimanche, nous nous sommes couchés épuisés mais tous impatients d’être le lendemain matin pour découvrir New-York au grand jour. D’entrée de jeu, nous sommes allés à Central Park où plus de 2 h de concert nous attendait avec Yannick Noah. C’était très intime et très bien. Il nous a chanté tout son répertoire et en prime, pour nous les frenchis, il a chanté du Téléphone : « un jour j’irai à New-York avec toi ». Il est vrai que nous avions encore dû mal à réaliser que nous étions ici, à New-York city, ensemble.
Mais, le rêve américain est bel et bien une réalité et pendant une semaine, nous l’avons véritablement vécu. Les empruntes de nos pas, nous en avons laissées par milliers dans chaque grand quartier de Manhattan. Soho, Little Italy, Time Square, Greenwich Village, Wall Street…Ces noms vous parlent? Eh bien nous, nos pieds s’en souviendront à jamais de cet immense quadrillage, notamment de la longue Broadway Street qui traversent la ville et que nous avons presque réalisée de long en large. Je ne sais combien nous avons parcouru de miles mais Clo compte revenir avec un podomètre pour éclaircir la chose. Il faut dire que l’atmosphère d’un quartier à l’autre est tellement différente et typique que nous avions souvent envie d’aller nous perdre un peu plus loin. D’ailleurs, nous avons poussé jusque Brooklyn en gravissant le fameux pont qui le sépare de Manhattan et sans le vouloir, nous nous sommes même aventurés dans le Bronx. Et puis, en bon touriste que nous sommes, nous avons fait l’incontournable Statue de la Liberté. Tout nous a émerveillé : les buildings, les taxis jaunes, les escaliers de secours, les lumières, les gens. C’est vraiment comme on le voit dans les films!
Cependant, pendant une semaine, c’est nous qui avons joué aux américains. Nous avons été de vraiment bons colocataires dans un appartement au nord de Manhattan sur la Seaman st à quelques blocs de la 204e. Le matin, nous faisions le plein d’énergie avec des baguels au beurre de cacahuète ou des donuts avant de nous rendre dans ce vieux métro qui nous emmenait où nous le souhaitions pour la journée. Le soir, c’était un petit resto sur place ou une pizza familiale, un Mac-Do à emporter. Entre temps, pour supporter nos longues heures de marche, nous carburions au Starbucks Coffee que l’on trouve à chaque coin de rue et quelques fois, un petit hot dog dans la rue pour notre goûter. Il est effectivement très facile de faire le plein en calorie ici. Je me rassure de retrouver bientôt les petits plats équilibrés du Nord. Sinon, à part grossir, nous avons fait des tas d’autres trucs bien Newyorkais. Clo et moi sommes allées nous faire faire une petite manucure dans un joli salon de beauté sur la cinquième. Inutile que je précise comment se sont occupés les deux hommes pendant ce temps. Dommage qu’ils n’ont pas été aussi rapides pour nous emmenés voir une comédie musicale sur Broadway. Quoique, du spectacle, nous en avons eu régulièrement avec ces deux machos là à New-York. Soit ils faisaient les cons, soit ils se prenaient pour des photographes professionnels. Nous avons généreusement participé à la société de consommation des Etats-Unis en dépensant nos dollars. Aussi, je crois qu’ils sont sortis de la crise grâce à Lio qui est passé dans le magasin Abercombrie. Enfin, nous avons appris un scoop bouleversant en même temps que toute l’Amérique par un afro-américain recevant un appel sur son i-phone : « Mickael Jackson is dead! ». Le roi de la pop n’est plus de ce monde mais la New-York city continue à vibrer.
Aujourd’hui, après 10 mois de moon walk, nous nous apercevons nous aussi de notre popularité. Jugez-en par vous-même…
En direct de New York, nos deux envoyés spéciaux Clo et Lio se sont rendus sur place à leur rencontre pour la séance de dédicaces ! We Love NY
19 juin 2009
Les experts
De l’aéroport, nous aurions pu prendre le taxi pour aller dans un de ces superbes hôtels. Un peu fatigués de notre longue journée de voyage et après un bon restaurant, nous aurions été nous coucher tranquillement dans notre lit aux draps soyeux. Le lendemain, nous aurions été nous balader en cabriolet le long d’Ocean’s drive. Nos longs cheveux volants au vent nous auraient fait oublier le soleil puissant qui illumine tout Miami. Nous nous serions arrêtés au hasard sur l’une de ces terrasses afin de boire un énorme cocktail rafraichissant. Nous aurions été à la plage sur l’un de ces transats tranquillement en dessous d’un parasol. Le soir venu, nous serions certainement allés dans une discothèque branchée de South Beach pour écouter le dernier Disc Jockey en vogue et en louant une petite limousine pour nous y rendre. Le lendemain, nous aurions dépensé facilement notre argent dans la Lincoln Street. Nous aurions dévalisé Ed Hardy tant en vogue aux Etats-Unis. De là, un taxi nous aurait emmené jusque Bay-side pour continuer un peu les emplettes. Nous aurions été dans un club de fitness climatisé histoire de nous détendre de notre journée. Le jour suivant, nous nous serions essayés à ces nouveaux transports motorisés le long de ce chemin en bordure de la plage. Puis nous nous serions reposés à la piscine de l’hôtel au son d’un gentil rythme électro. Lors de notre dernier jour, nous serions allés nous promener avec un yacht comme il y en a tant ici et aurions, suivant l’heure, été rendre visite à notre ami Stallone ou Whoppy sur l’île des stars.
Cependant, nous avons fait Miami tout autrement :
Déjà, de l’aéroport, nous avons opté pour le transfert en bus. Avec l’attente et les nombreux arrêts, nous sommes arrivés à l’auberge plus de 4 h après. Comme il était tard, la porte de Subway nous a fermé au nez. Heureusement, nous avons mangé une part de pizza qui tient sur deux assiettes en carton dans une pizzéria qui nous donnait l’impression d’être carrément dans son four. De retour à l’auberge, nous avons fait notre lit puis changer de chambre 3 fois avant de pouvoir nous endormir dans des draps sentant le désinfectant. Le lendemain, après avoir avalé nos toasts grillés au beurre de cacahuète inclus avec la chambre, nous nous sommes empressés d’aller voir l’océan deux rues plus loin. La plage est vraiment comme on l’imagine pour l’avoir vu à la télé. Une immense plage de sable blanc, une eau de toute beauté et des postes de sauveteurs en bois de toutes les couleurs. Les gens ne sont pas les uns sur les autres comme nous aurions pu l’imaginer. Océan’s Drive, la première route parallèle à la plage nous semble également très calme. Midi n’est peut-être pas l’idéal pour se promener mais pour regretter d’avoir des cheveux longs. Quoiqu’il en soit, nous, nous l’avons fait à pied ce qui nous a permis de bien profiter de chaque bâtisse qui forment ce quartier Art Déco. Une majorité de couleur blanche, ornée de jaune pastel, de vert pomme voire de violet sur des coins arrondis, des formes allongées assorties d’enseignes au style d’Happy Days donnent un effet parfait. Nous avons tout exploré et même davantage. La Washington street on connait pour l’avoir fait trois fois sur la même journée. Puis, nous nous sommes reposés à la plage, chacun sur un bout de notre unique grande serviette en fibre.
Le lendemain, nous nous sommes sentis d’attaque pour reprendre le bus. Cette fois nous sommes allés dans downtown, le centre ville. Nous avons fait Bay-Side, un centre commercial et avons acheté deux ou trois trucs en promo. Etonnés et presque déçus de ne pas trouvé plus de commerces en plein centre ville de Miami, nous sommes rentrés et nous nous sommes trompés de bus. Mais nous ne nous sommes pas démontés pour autant et sommes allés courir le long de la plage sous une chaleur qui ne daigne pas diminuer. Le lendemain, nous sommes encore allés plus loin et toujours en marchant sur la promenade le long de la plage. Nous sommes passés derrière des hôtels incroyables ayant chacun une superbe piscine dans laquelle les clients se baignent. Nous n’avons pas le souvenir d’avoir eu un jour aussi chaud. Heureusement des douches ou des fontaines d’eau potable le long du chemin nous aidaient à supporter. Au soir, Alex a dessiné son prochain tatoo et moi ai joué au carte avec le couple suédois qui partagent notre chambre. Le dernier jour, nous avons pédalé sur des cruisers en traversant des petites îles bien sympas de quartiers bourgeois accessibles à tous, en roulant sur les trottoirs près des buildings, en longeant d’autres plages. Nous avons parcourus une vingtaine de miles en vélos en plus de cinq heures en nous ravitaillant de hot-dogs et de limonades et ce, toujours sous un soleil de plomb. Nous avons passé une excellente journée même si au final Alex ne se fera pas tatoué chez Miami Ink qui abusent fortement de leur renommée télévisée. Ce soir, nous ne sommes pas allés dépenser notre budget de globetrotteur en boîte mais au lieu de cela, Alex a fait un tri dans les photos et moi j’ai écrit ce texte.
Voilà, c’est comme cela que nous avons fait Miami. Simplement. En vivant chaque instant. D’ailleurs, notre voyage entier repose sur ces bases. Les lecteurs qui n’ont pas encore décroché trouveront, je crois, la version réelle des faits plus accrochante que l’hypothèse. Quoique ? Qui ne rêve jamais d’un peu de luxe ?
Il est tard maintenant car le récit, je l’avoue, était un peu long. Ce doit être parce qu’il est l’un des derniers de notre carnet de route que je ne parvienne pas à quitter mon clavier ce soir. Bon, je vais me coucher, demain est encore un autre jour. Après un dernier bain à Miami Beach, nous irons en soirée retrouver Clo et Lio à l’aéroport de New-York City. Encore des trucs à raconter !
16 juin 2009
Droit de réponse : Betty et Alex Lance sont à Saint Claude
Comme la Gazette de Saint Claude l’a relaté, nous sommes effectivement allés nous ressourcer dans le microclimat de la Soufrière. Aujourd’hui, nous sommes à Miami au milieu de nouveaux paparazzis. Ainsi, ne risquant plus de mettre en péril la tranquillité des personnes nous ayant accueillis dans leur propriété, nous pouvons désormais révéler leur identité. Aurore et Alex Top-Cardinael, ne méritent en aucun cas de rester dans l’ombre. Non seulement ce sont nos amis, mais aussi parceque ce couple est exemplaire en ce qui concerne les grandes expériences. Ils ont vécu en Angleterre, à Bailleul et maintenant en Guadeloupe. Nous pouvons également ajouter une expérience incroyable qu’ils s’apprêtent à réaliser cet été. Ils partirons de France, traverserons la Belgique pour aller jusqu’en Zélande, unis plus que jamais sur leur tandem. Nous sommes vraiment honorés d’être allés jusqu’à eux pendant ce tour du monde. Ils méritaient d’être dans le journal, et surtout dans notre journal.
15 juin 2009
...la GUADELOUPE
UN POINT SUR LA GUADELOUPE
POINT BUDGET
1 € = 1 € (la conversion est facile)
Nous avons économisé 740 € sur notre budget initial de 1840 € pour 3 semaines et demie en Guadeloupe. Merci aux amis qui nous ont accueillis.
POINT TRANSPORT
Au total, 3 h de bus pour un Saint-François-Pointe-à-Pitre - Deshaies.
Entre la voiture d’Hélène, celle d’Aurore ou Alex ou la location avec Martine et Jean-Luc, nous avons passés de bons moments sur la route.
Sur l’eau également dans un bateau de pêcheur pour nous rendre à Marie-Galante (45mns de trajet).
POINT IMPRESSIONS
Le positif
- ces 3 semaines de voyages ont été pour nous de vraies vacances
- malgré le fait d’être en France, nous avons continué à être dépaysés
- l’accueil formidable des Guadeloupéen. L’expression les amis de mes amis prend tout son sens ici.
- les mets locaux, toujours plein de saveurs, de parfums, de chaleurs…. La Cuisine créole quoi !!
- le rhum : qu’il soit blanc, brun ou vieux, il est toujours délicieux (minimum 50° maximum 59°).
- les plages, les cascades, les balades, les petites randonnées.
- un week-end très fun à Marie-Gallante
- l’ascension du volcan la Soufrière
Le négatif
- le coût élevé de la vie. Pour certaines marques, les prix doublent, voire triplent par rapport à la Métropole.
- l’administration française qui est encore plus énervante ici que nulle part ailleurs. Nous parlons par expérience.
- un rythme parfois trop cool pour nous.
- l’efficacité des transport en commun
POINT EN OR pour l’accueil de nos amis
EXCLUSIF: Betty et Alex Lance sont à Saint-Claude!
Le bruit courait sur tout l'archipel Guadeloupéen depuis un bon moment: Betty et Alex prendraient du "bon temps" aux Antilles!
Après une enquête approfondie, nous savions qu'ils atterriraient le 23 mai à l'aéroport Pôle Caraïbes en provenance de Cuba. Nous n'étions évidemment pas les seuls sur le coup mais c'est en exclusivité que La Gazette de Saint-Claude vous dévoile leur séjour dans le sud de la Basse Terre.
Nous savons de source sure qu'ils ont passé un temps du côté de Saint François puis à Deshaie (l'information circule sur bettyalexyes.canalbolg.com) mais c'est en passant par la Côte sous le vent qu'ils ont rejoint Saint-Claude. Arrivés sur place, nos deux "tour mondistes" ont logé chez l'habitant (nous tairons l'identité de ces personnes afin de les protéger du harcèlement dont ils pourraient être victimes ayant eu la chance de partager le quotidien de ces deux aventuriers pendant 10 jours).
Sur place, ils ont assisté à la finale du Top 14 suivie d'une soirée Antillaise où se mélangeaient rhum, cuisine créole et zouk; le week end s'est conclu par une après midi plage où Betty s'est essayée au P.M.T... Nous pouvons également vous révéler qu'ils ont contacté plusieurs personnes en métropole notamment à Bailleul (petite ville du département du Nord réputée, entre autres, pour ses habitants et son beffroi). Puis la semaine s'est écoulée, partagée entre apéros, farniente, scéances de remise en forme (par le fameux coach Alex), entrainement de rugby et soirée filles à la marina de Rivière Sens. Ils ont aussi profité de leur séjour aux pieds de la Soufrière pour en entamer l'ascension suivie d'une baignade à la cascade de Matouba.
Cette escapade Antillaise s'est achevée par une soirée d'anniversaire, à déguster un poulet colombo, où le "meilleur planteur de l'île" coulait à flots sous les rythmes endiablés de la Compagnie Créole (eh oui, La Gazette de Saint-Claude: c'es le Top de l'information). Un dernier bain de mer à chercher les poissons pour finir avec des sushis (Betty et Alex auraient-ils développé un lien spécial avec le Japon jusqu'à s'y établir définitivement ou alors simplement un appétit féroce pour sa cuisine ?).
Enfin, dernière information croustillante: il se murmure que ces deux amoureux des voyages se rendraient à New York via Miami d'où nos deux envoyés spéciaux Clothilde et Lionel vous tiendront informés.
Alex & Aurore, La Gazette de Saint-Claude, Juin 2009
06 juin 2009
Ah! Les vacances!...
Après avoir passé du temps en grande Terre avec la miss Hélène, nous nous sommes dirigés dans la deuxième aile du papillon guadeloupéen, en Basse Terre. Nous y avons rejoint nos amis Martine et Jean-Luc en vacances depuis plus d'une semaine, pour partager quelques jours avec eux.
L’endroit était idéal pour des amoureux de la nature. Pour nous rendre à la mer, par exemple, il nous suffisait d’emprunter cette magnifique allée aux parfums naturels bordée de cocotiers, de plantes, de fleurs, de pelouse, traverser la petite rivière en passant sur la passerelle de bois. Une fois les pieds ensablés, on continuait à marcher quelques mètres à l’ombre des palmiers pour arriver tranquillement sur cette plage. Nous pouvions alors nous installer face aux vagues pour regarder paisiblement le coucher du soleil ou bronzer suivant le moment de la journée.
Lorsque nous prenions le petit déjeuner sur notre terrasse, nous entendions les moineaux, les sucriers, les rouge-gorges perchés quelque part sur une branche pour nous fredonner leur jolie mélodie. Chacun leur tour, ils s’aventuraient timidement jusqu’à nous afin de venir picorer leur croûton de récompense. Nous avions aussi notre fidèle chat qui lui, n’hésitait pas à nous rendre visite à chaque repas. Et quand les crabes sortaient discrètement de leur cachette et avançaient de travers sous nos yeux dans le parterre, notre arche était alors au complet. Nous pouvions commençaient à manger.
La nature s’est montrée quelque peu capricieuse avec nous. Pendant notre séjour à la résidence fleur des îles, nous avons eu le droit à quelques bonnes averses. Nous sentons la saison des pluies arriver à grands pas. D’autre part, un peu de fraicheur est parfois revivifiant lorsqu’il fait une telle chaleur. Le problème est que les moustiques aiment le climat humide mais également la chair fraiche des vacanciers. N’est-ce pas Martine ? Ces erreurs de la nature ne l’ont pas épargnée. Je vous l’assure, dès qu’on la voit, on a envie de lui chanter : « mais qu’est-ce que t’as doudou di don ? » de façon naturelle.
Oh, mais nous ne nous sommes certainement pas laissés abattre par si peu. Ensemble, nous en avons fait. Nous avons réalisé le tour de la Basse Terre en nous émerveillant de ses paysages côtiers, de sa végétation généreuse, de ses cases exotiques, de ses habitants accueillants et de ses commerces très alléchants. Outre le fait d’avoir profiter des richesses d’outre-mer, nous avons savouré nos retrouvailles. Avec Martine, la conversation aidant, nous avons traversé à la nage la plage de Grande Hanse. Les femmes aiment parler. Les hommes, venant d’une autre planète, diront eux, qu’il n’est pas étonnant que les rayons de soleil nous aient rattrapées! Nos conversations très variées s’étendaient tranquillement en soirée autour d’ouassous à la crème ou de poulet colombo accompagnés bien sûr, d’un petit Damoiseau. Leur séjour s’est terminé en beauté avec un couché du soleil enfin bien dégagé et un petit resto non loin de la plage donnant un concert de reggae. Des amis tombés dans les filets de la Guadeloupesont même venus nous retrouver pour clôturer cette charmante soirée.
Le temps passe vite surtout en agréable compagnie. Au grand regret de nos hôtes, les vacances sont déjà terminées! Nous en sommes autant désolés. Par ailleurs, nous sentons les nôtres suivre inévitablement le même chemin. Il nous reste désormais trois semaines de voyage avant le retour dans notre vie sédentaire. Alors vite, continuons de profiter comme nous l’avons toujours fait!
02 juin 2009
Sa ka woulé!!!
"Elle n'est pas belle la vie?". Ca, c'est la devise de ma copine Zéhélène. Pourtant, pour elle comme pour la plupart des gens ici, elle n'a pas toujours était belle ces dernier temps. Avec ce remue ménage qu'il y a eu sur son île, elle en a vu : un projet tombé à l'eau, sa voiture sur le dos et des tas de petits rigolos. "La guadeloupe sé tan nou, la Guadeloupe sé pa ta yo" (
« Il y a pire! ». La vie a plutôt était cool pour nous ici. Imaginez ! Nous nous sommes réveillés quotidiennement avec le soleil. Nous avons pris tous les jours nos repas au dehors que ce soit à la plage, en terrasse ou dans le jardin. Nous étions invités ici et là. Hélène et ses amis, nous ont fait gouter aux fameux [méloco]. Ils se mangent et se boivent sans problème. Et le soir, nous dormions sagement chez ce bon Kako qui nous a grand ouvert la porte de sa maison. Nous nous sommes simplement laissés vivre agréablement en nous préoccupant de rien.
« Et les autres croient qu’on s’amuse ! » Mais attention, ne vous méprenez pas! Les gens qui vivent ici, ne se la coulent pas si douce! Prenons Hélène par exemple! Et bien elle doit aussi se lever tous les jours pour aller travailler. Et quand nous allons acheter des cartes postales dans son magasin, on se rend compte que c’est vrai. On ne lui a guère facilité la tâche avec nos orteils en éventail. Nous, notre dure labeur était de profiter comme il se doit de ses temps libres, dimanches et jours fériés. Nous avons alors fait nos belles sur un jet-ski en allant jusqu’à la Pointe des Châteaux, nous avons fait nos stars sur les plus belles plages de Guadeloupe, nous avons fait nos vedettes et chanté comme au bon vieux temps.
« On n’est pas bien ici? ». Oui et c’est dans cette même ambiance rythmée qu’ensemble sommes aventurés dans cette belle île en mer, Marie-Galante. Nous avons fait la traversée dans un petit bateau de pêcheur. Nous sommes arrivés trempés. Nous avons séché à l’arrière d’un pick-up. Nous sommes allés au festival Terre de Blues. Nous avons bu du rhum. Nous avons bien dormi sur la plage. Nous avons été accueillis chez des Marie-galantais. Nous nous sommes pliés aux traditions. Rhum et cassoulet à neuf heures et demi du mat…bref, des tas de moments insolites que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
« Ca a fait chaud à son cœur » de voir Hélène et l’univers merveilleux dans lequel elle nous a accueillis. Fini pour nous la petite vie tranquille à Saint-François. Cependant, nous n’allons pas loin, nous nous dirigeons vers un monde parallèle, celui où nous attendent d’autres amis, celui de Deshaies et sa jolie plage.





















































