23 mai 2009
WWWAOUW!
Waouw!!
Mon ordi déconne depuis quelques temps. Le « r » crie misère. A Cuba, je revenais alors sur mes pas pour éviter le contre-sens mais ici, même sans lui tout prend du sens. Il suffit de le remplacer par un « w » et ça woule. Pani pwoblém pou twoi?
De cuba, nous avons suwvolé les Cawaïbes et quelques-une de ses îles pou enfin awiver tout excités en Gwada. Je vais vous waconté pouquoi.
Ici, dans cette Fwance que nous ne connaissons pas encowe, nous n’allons certainement pas nous ennuyé. La wéalité, c’est que nous sommes attendus à twoi endwoits difféwents.
En pwemier, c'est à Saint-Fwançois, chez Hélène que nous iwons. Ca fait 10 gwandes années que cette wigolote cwéche là et nous n'étions encowe jamais venus la voiw. Heuweusement qu’elle n’a pas attendu tout ce temps pou veni en métwopole nous diwe bonjouw.
Apwès, nous nous rendwons à Deshaies pouw cohabité avec Mawtine et Jean-Luc, des amis qui ont pwofité de leuw vacances pouw nous wejoindwe dans notwe itinéwaiwe.
Enfin, nous passewons notwe dewnièwe semaine chez Auwowe et Alex pwès de Basse-Terre. Ces amouweux là ont leuw case en Gwada depuis quelques mois déjà. Ils sont pawtis juste avant nous pou leuw aventuwe et nous ne les avions pas vu depuis.
A l’aéwoport, c’était déjà twé sympa caw c’était les wetwouvailles. Auwowe et Cédwic son ami vacancié, étaient venus jusque là pendant qu‘Alex, son doudou, se prépawait pou la coupe du Wugby. C’est pas gwave ti mâle, on te
vewa une aut fois! Hélène aussi était au wendez-vous. Elle est venu avec son voisin Kako, celui qui nous ouvwe sa maison pendant notwe séjouw en Grande-Terre. Il manquait les vacanciés Mawtine et Jean Luc qui devait awiver en même temps que nous mais ils ont eu un wetard d'avion. C'est pas gwave, nous les watwapewons apwés.
Nous nous sommes tous embwassés puis, Hélène et Kako nous ont embawqué jusque chez eux. La suite, je vous la wacontewai plus taw. Je casse pas ma tête caw ici c’est cool. Pouw nous, c’est les vacances apwé tou!!
Apwès se l'etwe coulé douce pendant quelque temps, mon clavier s'est enfin wéveillé et le "r" a remarché. En a t-il eu mare de voir l'autre prendre sa place? Super ! Désormais, je réécris normalement...
UN POINT SUR CUBA
1 € = 1,20 CUC
Nous sommes restés 12 jours et avons dépensé 950 CUC soit 760 €. Nous n’avons pas dépassé notre budget de 32 € par personne et par jour mais cela grâce à nos deux vacanciers qui nous ont forcé à accepter un hébergement d’une semaine en demi-pension.
D'autre part, nous souhaitons remercier les amis et la famille pour leurs généreux cadeaux d'anniversaire permettant budgétèrement la poursuite de l'aventure.
POINT TRANSPORT
Un trajet à 4 de l’aéroport de Varadero à l’hôtel Télégrafo de La Havane, soit 2 h de route.
Facilement 2 à 3 heures au total dans les bus HabanaCityTour pour nous rendre ci et là.
Une 1/2h dans une Chevrolet décapotable s’il vous plait!
7h 30 de bus lors de l’excursion Pinar del Rio et Vinales.
POINT IMPRESSIONS
Le positif
- la musique cubaine qu’on entend un peu partout
- l’hôtel telegrafo : buffet petit déjeuner et carte des menus le soir
- les rues offrant des ambiances dignes d’un film des années 5O
- le concert de quelques musiciens du Buena Vista Social Club
- la fabrique de cigares pour Gégéne et Alex
- les cocktails, le rhum et les cigares et cigarillos
Le négatif
- la drousse de Ninie
- l’obstination des vendeurs de cigares dans la rue
- une excursion bien monotone sans Ninie et Gène
- un control de l’état trop fort à notre mode
POINT EN OR pour la visite de Gégène et Ninie à Cuba
21 mai 2009
Monnaie, monnaie
Cuba nous a étrangement surpris quant à sa société de consommation. Cela fait de ce pays d’ailleurs, une particularité comme nous n’avions pas encore trouvé jusqu’à présent. Il est le seul pays, par exemple, a fonctionné avec deux monnaies. Les pesos pour les habitants et les pesos convertibles pour les touristes. Bien sûr, c’est le dernier qui a le plus grand pouvoir d’achat car 1 pesos convertible équivaut à peu près à 25 pesos. La population, même au cœur de la ville, nous apparait assez pauvre. Rien d’étonnant lorsqu’on sait qu’un salaire moyen correspond à 15 Euros par mois. Le gouvernement a mis en place un système de rationnement pour que chacun puisse subvenir aux besoins de base. Une quantité de riz, d’œufs, de lait…par personne et par mois est attribué aux familles à des prix très avantageux. Mais, une fois dépassé son droit, il faut payer plus cher pour se ravitailler voire au même prix que les étrangers. L’éducation et les soins sont gratuits pour tous de même qu’il n’y aurait pas de loyer à payer. Malgré ce système social qui semble juste et apprécié par les habitants, on se questionne, on s’interroge, on remet en cause. Tout est tellement contrôlé par l’Etat que ça en est inquiétant. Ces gens qui cherche à avoir plus d’argent n‘est pas étonnant. Ces logements tellement précaires sont un peu déroutants. Et, ce patriotisme, cet attachement à Fidel est plus que surprenant…!!?? Malgré qu’il soit un magnifique pays, Cuba n’est pas réellement l’endroit idéal pour un voyageur pour faire de bonnes affaires. Alors, Alex et moi avons profité à fond de nos deux biens vivants importés droit de France. Cet avantage n’a malheureusement duré qu’une semaine mais nous en sommes plus que satisfait. Ils nous ont produit uniquement des bons moments. Et puis, quel plaisir de voir leur fonctionnement de nouvel arrivant sur le marché du voyage. Leur dépaysement et leur étonnement ont marché sans garanti face aux nôtres qui connaissent une légère désinflation. Ensemble, nous avons fait notre étude de marché dans les moindres recoins de la ville. Nous avons consommé les produits et services locaux : boissons, nourriture, musique, vieux tacots, plage, rencontres, ballade, et zoo. Mais cette expérience n’est jamais sans risques et Ninie et Gégène l’ont remarqué. Elle, out of service mais toujours dans un souci d’équité, n’a ni fêté mon anniversaire, ni celui de son chéri. Son gros cœur sait désormais, qu’il n’existe aucune garantie. Lui, a appris autre chose : les hommes sont loin d’avoir de la peau de crocodile et doivent mettre de la crème pour se protéger du soleil. Nous, nous n‘avons subi que du bonheur en leur compagnie ce qui nous a fait le plus grand bien. Nous retenons néanmoins une chose : partager un bout de notre aventure avec ces deux êtres là n’a vraiment pas de prix !
16 mai 2009
Interview à la plage
BettyAlexYes - Where do you come from?
Virginie - Ah! C’est toujours la même question qu’on nous pose ici. I from in France.
Jérôme - Nen ! Encore plus dans le Nord.
BettyAlexYes - C’est votre première fois à Cuba ?
Virginie - Oui, c’est carrément notre premier voyage. Nous sommes là pour des raisons familiales, nous venons rendre visite à Betty et Alex, le frère de Jérôme et ma belle-sœur qui font le tour du monde.
BettyAlexYes - Le tour du monde?
Virginie - Et ouais, ça t’en bouche un coin, einh?
BettyAlexYes - Combien de temps resterez-vous sur l’île de Cuba?
Virginie - Une petite semaine
BettyAlexYes C’est votre première fois en avion, quelles sont vos impressions?
Jérôme - Même pas peur!
Virginie - Un décollage larmoyant et un atterrissage qui faisait peur même les gens à côté de nous disaient n’avoir jamais vu ça.
BettyAlexYes - Quelles ont été vos impressions en arrivant?
Virginie - La chaleur et l’accueil. On nous attendait avec une petite pancarte « Ninie et Gégène, bienvenue à Cuba » et un petit cadeau de bienvenue.
Aussi, après, alors qu’on ne s’attendait pas du tout à ça, le bus qui nous conduisait à La Havane s’est arrêté dans une sympathique paillote au bord de la route pour boire une pina colada.
Et puis, toutes ces belles Plymouth dans les rues! On a l’impression d’être dans un film des années 50.
BettyAlexYes - Où logez-vous?
Jérôme - Juste dans un petit hôtel 4 étoiles, au centre même de la ville.
Virginie - Tout confort quand même! La vérité est qu’arrivés à l’hôtel, j’ai la mâchoire qui s’est décrochée. Un vrai palace!
BettyAlexYes - Cuba correspond à ce que vous imaginiez ?
Virginie - Mieux! Mon mot ici c’est « génial ». Puis d’un autre côté on a vu plein de gens pauvres!
Alexandre hors sujet - Moi, la mer, ça me donne toujours faim!
BettyAlexYes - Comment qualifiez-vous ce pays?
Virginie - Ambiance, chaleur et dépaysement.
BettyAlexYes - Avez-vous un épisode dépaysant à nous raconter?
Interruption par trois soldats et deux policiers afin de signaler aux interviewés de ne pas dormir pour faire attention à leurs affaires
Virginie - Ca c’est aussi dépaysant! Il y a la police partout! C’est la deuxième fois qu’ils viennent nous voir. Les touristes sont vachement en sécurité ici!
Jérôme hors sujet - T’as vu Alex, ils ont tous une bouteille de rhum avec?
Alexandre - C’est comme les français à Bray-Dune, ils mettent du Ricard dans leur glacière.
BettyAlexYes - Avez-vous un autre épisode qui vous a marqué à raconter?
Virginie - Oui, dès le deuxième jour, on s’est fait accoster très chaleureusement par un cubain qui nous parlait de la culture cubaine, de la vie ici autour d’un cocktail havanais qu’il nous proposait. Puis, il donne à chacun des hommes un cigare. Puis il commence à discuter de la fabrication de cigares et propose de nous emmener vers un petit marché.
Jérôme hors sujet - Ils y en a même qui prennent des cocotes minutes avec ! Ils vont peut-être faire cuire du crabe!
BettyAlexYes - Et alors?
Virginie - En fait, il nous a fait rentrer dans la maison d’une de ses connaissances et a sorti tous les assortiments de tabac et pour moitié prix.
BettyAlexYes - Vous êtes très chanceux !
Virginie - Au contraire! Même à moitié prix, ça reste très cher et la qualité ne doit pas être correcte mais le plus dommage est que l’on pensait avoir fait une bonne rencontre. En fait, il voulait simplement profiter de nous. Il ne nous avait pas épargné l’addition au café.
Pour reprendre l’expression de ma belle-sœur, on a toujours l’impression de balader avec un dollar sur le front.
Alexandre hors sujet - Tu cuits pas de trop Gégène?
Jérôme - Bah, pour l’instant, ça va!
BettyAlexYes - Avez-vous le sentiment d’être en vacances?
Virginie - A fond! La question ne se pose même pas!
BettyAlexYes - Un exemple?
Virginie - Cette plage. C’est un véritable lieu de carte postale! Ca fait rêver. Et en plus super sécurisée!
Il y a aussi la musique. On en entend partout! On est allé voir un concert du Buena Vista Social Club et on en a pris plein les oreilles. C’était comme la température de Cuba.
BettyAlexYes - Vous semblez satisfaite de vos premiers jours de vacances.
Virginie - Oh oui! On a déjà vu plein de trucs mais il nous en reste plein à faire. Nous ne sommes même pas à la moitié de notre voyage.
BettyAlexYes - Je suis heureuse de voir que vous passez d’agréables moments à Cuba en compagnie de votre famille et ne vous embêterais pas plus longtemps chers madame et messieurs. Toute l’équipe de bettyalexyes.canalblog.com vous remercie d’avoir participé à cette interview.
13 mai 2009
Super Cuba
Le vol pour Cuba a été un peu plus long que prévu mais celui-ci est passé très vite. En effet, encore fatigués de notre escale en Flandre, nous avons dormi une bonne partie du temps. L’ironie du sort a fait que nous avons volé, sans le savoir à la base, dans un avion en direction de Cancún, au Mexique. On nous remue le couteau dans la plaie alors que nous essayons d‘oublier un épisode dans ce pays. A Varadero : pareil ! J’ai vraiment cru que la police était au courant de notre affaire mexicaine et qu’elle ne me laisserait pas passer. Allez savoir pourquoi on m’a prise à part pour me reposer les même questions sur les symptômes de la grippe auxquelles j‘avais déjà répondues sur papier ? Bon ! C’est terminé les moqueries ou quoi? On s’est déjà bien joué de nous, vous ne croyez pas ? Que tout cela un gout amer pour moi! Je déchante malgré moi. Mais heureusement, Cuba est là! Il va nous sortir de tout ça ! Ce pays a des tonnes de pouvoir qui ont déjà fait effet sur nous. Il a des forces impressionnantes au niveau des couleurs : la rouge, la verte, la noire, la bleue, la rose et j’en passe. Tout ici est puissamment coloré : la population, les maisons, les camions. Et les voitures sont de vraies bijoux. Du marron métallisé au violet pailleté, elles brillent de tout leur chrome. Oui ici, la bat mobile est réellement partout! Certains cubains ont la classe de super-héros quand armés de leur cigare, il défilent sur les trottoirs. D’autres, plus rares, ne possèdent pas de cape ou de costume noir mais sortent entièrement vêtu de blanc de la pointe des chaussures à celle de leur parapluie. Aussi, Varadero sonne comme un nom tiré d’un comics ou d‘un film télévisé. D’ailleurs, quand on aperçoit ses plages d’un bleu turquoise hypnotisant, on se croit sur une planète voisine de la fameuse Crypton. L’ambiance est incroyable ici : sous un soleil rayonnant, les gens sont souriants et semblent avoir le temps. De notre côté nous sommes captivés et attiré par tant d’effet mais nous sommes surtout impatients d’être à demain. La semaine dernière nous allions vers la famille, cette fois, c’est elle qui vient vers nous. Super-Ninie et Super-Gégène volent jusqu’à nous. Comme les 4 fantastiques, nous allons partager un nouveau storie-board dans la mythique La Havane.
12 mai 2009
L’escale flamande
Nous avons d’emblée été accueillis à bras ouverts par des personnes très familières. C’est la première fois depuis longtemps que nous ressentons autant d’émotion face à des locaux! Ils nous ont tout de suite pris en charge et organisé notre séjour. Incroyable mais ici nous n’avons aucunement besoin d’un guide ou un truc du genre. Ces gens là sont bien plus efficaces que toutes les agences auxquelles nous avons eu recours. En un éclair, nos journées ont été organisées de A à Z. Quel plaisir de voir à quel point les bailleulois sont contents de nous recevoir. Ici, à notre grande satisfaction, le couch-surfing marche plus que nulle par ailleurs! C’est vraiment génial de partager plus qu’à l’ordinaire l’intimité de ces gens. On se sent véritablement comme l’un des leurs ou comme un membre de la famille à part entière.
En une semaine, nous avons gouté à toutes les spécialités du terroir : carbonnade, petits toasts, frites fricandelle, potsh vlesh, filet américain, tarte aux pommes, barbecue et tout ça de façon bien arrosée avec des bières, du sky, du ricard, du pinard, du picon. Alex aime cette tradition de prendre l’apéro que l’on trouve peu dans les autre pays mais son organisme a dû se réhabituer à de telles coutumes! C’est comme faire la fête jusqu’à plus d’heure! Tout ça est si loin de nous! Nous nous sommes couchés tard tous les jours. C’est la première fois dans notre voyage que nous subissons un tel décalage!
Durant notre séjour, nous avons effectivement vécu de grands moments loin de nous laisser indifférents. Pour la première fois, je me suis émerveillée à entendre la sirène d’un premier mercredi du mois alors que je prenais le meilleur bain depuis bien longtemps. Alex est allé jouer dans une fanfare rose et noire. A ses dires, il s’est débrouillé comme un chef. Nous avons fait chacun un tour à la brocante de la ville. C’est une rude épreuve lorsqu’on a peu de temps à y consacrer mais pour bavarder, là, c’est le pied! Aussi, quand dans le Nord, notre tête fait la une des journaux, il y en a des choses à dires! Nous avons eu la chance de participer à l’anniversaire de deux êtres chers. Même si ce n’est encore qu’éphémère, nous avons réintégré avec joie un tissu familial et entretenu le lien amical. Nous avons même réussi à nous réunir avec les pink-ladies, leurs sacrés maris, leurs petits marmots et les nouveau-nés. En huit mois, ces personnes au grand cœur ont changé, d’autres pas mais c’est toujours une réelle joie de les croiser.
De nombreuses personnes nous demandent s’il existe un pays dans lequel nous aimerions nous poser parmi tous les lieux que nous avons visité. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas tombés amoureux d’un pays au point de vouloir nous y poser. Par contre, cette escale nous fait réaliser plus que jamais à quel point nous sommes attachés à notre environnement. Non pas pour le temps, les monuments, les paysages, le dépaysement mais pour tous les à côtés. Nous nous rendons compte également que le retour ne sera pas si simple car nous avons réellement pris goût au changement, à la nouveauté, à la liberté. Nous ne sommes pas du tout prêts à rentrer mais bien heureusement, nous avons un itinéraire à terminer. Notre prochaine escale est maintenant Cuba.
PS : Nous avons fait le plein d images et de photos durant cette escale cependant elles sont stockees dans nos tetes et non sur le blog. De plus, la connection a Cuba est beaucoup trop longue.
02 mai 2009
...le MEXIQUE
POINT BUDGET
Explosion totale du budget si l'on considère que la perte de tous nos vols perdus ou l'achat de nouveaux billets sont à cause de notre passage au Mexique.
Sinon, un EURO = 15 pesos mexicains
Nous avons dépensé 12000 pesos donc 800 Euros
Nous sommes restés 12 jours au Mexique. Nous aurions certainement fait des économies si tout s'était passé normalement.
POINT TRANSPORT
Un peu de taxi et de métro et seulement 6h de bus, soit un aller retour pour Oaxaca.
POINT IMPRESSIONS
le négatif
- annulation des recontres de catch Lucha Libre
- fermeture de tous les lieux touristiques
- avoir débarqué dans ce pays au mauvais moment
- devoir rentrer plus tôt que prévu
- avoir modifier nos plans
- se sentir perdu
- etc, car la liste est longue
- retenir davantage de négatif que de positif
le positif
- notre rencontre avec Miriam et David, de charmants mexicains
- Mexico nous est apparu très charmante en ses débuts
- Oaxaca est très jolie même si nous n'en avons peu profité
- Le guacamole et tous les plats typiques, les cafés de chez El Jarocho
Un point en or pour vos nombreux messages de soutien qui nous ont fait énormément de bien
Ton univers impitoyable
Ce n'est pas possible! Le monde entier ne tourne plus rond. Le Mexique nous force à partir et maintenant les Etats-Unis nous retiennent chez eux. Comme si tout ça n'était pas déjà assez lourd! Et en plus nous sommes à Dallas, une destination que nous ne rêvions de voir.
De Mexico, nous sommes arrivés en retard. Nous étions sûrs d'avoir loupé notre avion qui nous ramenait en France mais au lieu de cela, nous avons passé une journée entière à Dallas. Pas de doute, nous y sommes réellement! D'ailleurs, l'ensemble des personnages d'Américan Airlines sont de vrais Boby! Les uns nous annoncent des changements de salle, des retards, les autres, une abscence de pilote, des problèmes de mécanique. Ils nous prennent également pour des girouettes en nous faisant monter dans l'avion et redescendre quelques temps plus tard. Maintenant, c'est le fameux soleil implacable qui nous fait faut bon. Les conditions météorologiques sont tellement mauvaises que l'ensemble des vols de cet énorme aéroport ne décolleront pas ce soir. La situation est vraiment pitoyable! Je vous pris de croire qu'avec plus de 7 heures d'attente, les clients commençaient à perdre patience. Des gens craquaient mais cela peut se compendre, Sue Helen en personne aurait fondue depuis longtemps. Finalement, nous avons dû faire une queue effroyable pour passer chacun notre tour devant un JR sans coeur face à l'inquiétude des gens. Des cow-boys en uniforme sont même venus intimider la foule qui commençait à s'agiter.
Etrangement, ce méli-mélo ne nous atteint pas. Notre esprit est à mille lieux de cela. D'ailleurs, cette incroyable situation qui s'éternise encore un bon moment, nous fait même rire. Nous voyons cela très positivement. Nous avons fait de nouvelles connaissances autour d'un repas tipiquement américain chez Mac Donald et dormi à 2 heure du matin, dans une suite digne du rang des Ewing. Et cela au frais de notre compagnie qui ne mérite vraiment pas de grandes éloges.
A moitié chanceux par rapport aux autres, nous rentrons comme prévu par un vol direct pour Paris dans un avion plein à craquer avec seulement 24h de décalage.
01 mai 2009
Seuls au monde
Depuis notre départ, nous n’avions jamais ressenti cela. Nous sommes encore déconcertés par les événements mais ce matin, en nous levant, tout est triste. Nous, nous le sommes, mais la ville entière semble l’être aussi. Nous prenons notre déjeuner à emporter et le mangeons sans goût assis sur la marche d’une vitrine fermée. La mesure de prévention nous empêche même de nous attabler. Rien est ouvert ici, nous sommes pourtant en plein cœur de la ville. Il est vrai que nous sommes le premier mai mais cela n’a rien à voir avec cette ambiance de ville fantôme. C’est qu’ici, il est conseillé de rester chez soi à cause de vous savez quoi. Un photographe à l’affut de clichés insolites, photographie la scène pour la faire paraître dans sa chronique. S’il veut montrer le désarroi de deux touristes affectés moralement par les événements, il a tout gagné, lui, mais nous, nous sommes réellement perdus.
Avec nos masques usagés de la veille car ici, c’est aussi la pénurie, nous allons à l’aéroport pour faire enregistrer notre billet retour. Même le métro a une atmosphère blafarde . Les clowns et les vendeurs de pacotilles qui l’agrémentent habituellement ont-ils peur des gens masqués? A l’inverse, notre tête est loin d’être vide. Des tas de pensées se bousculent en cherchant la sortie tel dans un transport collectif à l’heure de pointe. C’est simplement le moment d’enregistrer les billets. Voilà, c’est fait…mais maintenant ce sont les regrets qui nous hantent. Si seulement ces derniers pouvaient s’échapper par nos nouveaux nombreux orifices car cela nous troue vraiment le c--. Non, ce ne sont pas mes mots, il s’agit plus de l’expression actuelle d’Alex mais croyez moi, je n’en pense pas moins.
Allez, nous devons nous remettre de tout cela! Tempis pour ce que nous perdons dans l’histoire et place à ce que nous allons gagner. Alors, n’ayez crainte, ce n’est sûrement pas deux personnes qui touchent le font que vous reverrez mais deux globe-trotters en pleine forme. D’ailleurs, si nous avons la chance de vous croisez pendant notre escale improvisée à Bailleul city, vous le verrez par vous-même Nous avons même très bien vécu pendant ces 8 derniers mois. Mais attention, notre passage ne sera que de courte durée alors si vous désirer nous rencontrer, il faudra vous dépêcher. Et quelle aventure ce sera pour nous ces dix jours car dans notre petit coin de France, une chose est sûre : nous ne sommes pas seuls au monde.

























