30 avril 2009
Notre situation est grave mais pas désespérée
Après cette agréable et étrange semaine à Mexico, nous sommes partis plus vers l’Est à Oaxaca. Quelle jolie ville vraiment mexicaine! Cependant, notre enthousiasme n’est plus le même et nous profitons difficilement de celle-ci. Cette putain de grippe porcine nous hante la tête. Ici, les gens sont moins masqués qu’à Mexico mais nous comprenons vite pourquoi. Nous sommes passés dans plusieurs pharmacies et dans les sites d’information sur la grippe. Il s‘avère qu‘ils sont tous en rupture de stock. C’est le monde à l’envers, on nous demande de prendre nos précautions et on ne nous donne pas les moyens de le faire. Nous déambulons en colère jusqu’au musée mais une fameuse affiche est collée à la porte fermée. Notre moral baisse d’intensité. Nous nous demandons à quoi bon visiter le pays si tous les lieux touristiques sont fermés? Alors, vu les temps qui courent, il serait plus prudent d’avancer notre vol pour Cuba, notre prochaine étape, là où nous devons nous retrouver avec Virginie et Jérôme, le frère d’Alex et ma belle-sœur préférée (j’en ai qu’une mais bon). Malencontreusement, l’agence de voyage nous apprend que Cuba bloque les vols en partance du Mexique jusque nouvel ordre. Tout se complique!
Nous passons tout en revue dans nos têtes. « Et si les vols pour Cuba ne se rétablissaient pas? Comment allons-nous faire? Des Etats-Unis nous ne pouvons guère aller à Cuba à cause de l’embargo. Mais si Cuba commence à bloquer les vols pour éviter la propagation de l’épidémie les autre pays en feront-ils autant? Imaginons que la crise s’aggrave et que nous restons bloquer ici. Cela vaut-il la peine d’attendre une amélioration? Avons-nous une autre option? Oui, nous pouvons nous rendre aux Etats-Unis et attendre notre vol du 25 mai pour la Guadeloupe la où nous avons promis à de nombreux amis de les retrouver. Oh là, il faut pouvoir changer et concilier de nombreux vols. En plus, New-York et Miami ne sont prévus que pour la fin du voyage au moment où nous rejoindrons Lio et Clo. Ah mais quelle merde! Réfléchissons… »
Vous comprenez encore quelque chose à tout ça? Eh bien nous non plus. Nous avouons être bien perdus dans toute cette affaire.
La panique monte davantage lorsque nous apprenons par mail que notre médecin généraliste nous dit de nous faire rapatrier et que notre famille se fait extrêmement du souci pour nous. Nous nous rapprochons alors de l’ambassade française de Mexico qui nous explique l’importance de l’épidémie et nous fait comprendre que si nous n’avons aucune obligation de rester à Mexico, il vaudrait mieux rentrer.
Aïe, ça fait mal! Nous sommes bouleversés. Nous sommes désolés. Non! Ce n’est pas prévu comme cela! Tout s’est tellement bien passé jusqu’à présent! Notre tour du monde n’est pas fini! De supers moments restent à venir! Mais pourquoi diable sommes nous passés à Mexico? Une semaine de décalage et tout aurais était si parfais!
Quoiqu‘il en soit, nous remuons encore des tas de trucs dans nos têtes pour trouver une échappatoire mais nous en revenons toujours à une seule alternative: celle de rentrer.
Voilà, notre décision est prise : nous rentrons. Est-ce la bonne solution? Nous aurions tant aimé avoir l’avis de chacun! Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’aimerai vous écrire qu’il s’agisse encore d’une blague. Vous ne vous imaginez pas comment nous aimerions que tout ceci ne soit qu’un mauvais rêve! Alors nous essayons de relativiser : ce n’est pas la fin du monde, nous sommes en bonne santé, nous ne rentrons pas pour un drame, etc. Il est vrai que notre entourage nous manquait mais nous nous étions fait à l’idée. Par contre, nous n’étions pas du tout préparé à cela c’est pourquoi c’est si dur.
A cette heure, nous commençons à nous remettre de nos émotions dans un bus qui nous ramène à Mexico. S’il n’y a pas de changement, nous rentrerons le 3 mai à la maison. Une chose est sûre, c’est que nous ferons tout pour repartir est finir dignement notre aventure. La France ne sera qu'une escale supplémentaire.
27 avril 2009
Quel accueil mexicain!
Dès notre arrivée à Mexico city, Miriam et David, couple mexicain et nouveaux couchsurfers, nous attendait à l’aéroport. Comme c’est agréable d’être accueillis de la sorte. D’emblée, ils nous ont emmenés au cœur de la ville manger un morceau. Ils ont tout de suite deviné nos besoins de nouvel arrivants : manger mexicain, boire mexicain et se familiariser avec les mexicains. Puis nous sommes allés boire un café au fameux El Jarocho. Malgré l’obscurité de l’heure tardive, nous sentons quand même l‘ambiance chaude et colorée de ce pays.
Le lendemain matin, nous avons mangé un copieux petit déjeuner comme nous n’avions jamais eu jusqu’à présent. Des "tlacoyos" parsemés de cactus et des "quesadillas" bien remplies autant vous dire que nous sommes partis plein d’énergie pour nos premiers pas en solo dans Mexico. Nous sommes allés en microbus jusqu’à un quartier très mignon où nous avons rencontré Jean David, un français désespéré de rentrer le lendemain en France et Sergio, un artiste mexicain. Nous sommes rentrés dans leur rythme fou à gambader un peu partout. Ensemble, nous avons fini notre journée dans une inauguration branchée de la ville, celle de Spencer Tunick, un photographe connu pour ses nus dans le monde entier. Malgré l’heure tardive, la journée ne fût pas finie. Nous sommes allés chanter un « joyeux anniversaire » au père de David au milieu de toute la famille. Cette petite fête nous a valu de goûter un bon vieux "mescal" ainsi que de manger le populaire "posole".
Un autre jour, c’est Amanda et Alvaro qui nous ont accompagnés toute une journée. Leurs services nous ont été proposés par nos hôtes qui sont en fait leurs amis proches. En plus de nous conduire jusqu’au fameux site aztèque de Teotihuacán, ils nous ont guidés dans ces jolies ruines ensoleillées. Saviez-vous que la pyramide du soleil était la troisième plus grande du monde avec ses 66m? Et bien nous non plus! Après avoir gravi ses énormes marches, ils nous emmenés casser la croûte dans la ville d’à côté. Puis, de retour chez nos hôtes, nous avons clôturé la soirée de manière improvisée autour d’une petite téquila en chantant et dansant aux sons du rythme tropical. Mexico, Mexi-i-icooooo! Tu es vraiment ce paradis d’amour chaque jour.
Vendredi, nous nous sommes rendus à l’arène de Mexico. Pour se faire, nous avons pris le métro une fois encore. Celui-ci est vraiment à part. A chaque station, quelqu’un monte pour faire son petit numéro : un vendeur de CD avec ses haut-parleurs sur le dos, un autre de DVD qui tient son écran dans les mains, un autre vend des magasines, des bonbons. De temps en temps, se sont même des clowns qui viennent y faire leur show. Aujourd’hui, un autre phénomène vient renforcer la particularité de ce fameux transport collectif. Mais pourquoi donc la plupart des mexicains portent-ils cet affreux masque sur le nez? Est-ce en rapport avec cette grippe bénigne dont ont parlé nos amis?
Nous, c’est un autre masque que nous souhaitions voir porter ce jour là, celui de la Lucha Libre. Nous sommes arrivés très enthousiastes dans le quartier où de nombreux stands étalent les visages artificiels ainsi que d‘autres babioles à l’effigie des fameux catcheurs. Cependant, un autre combat s’est emparé de la scène, celui des autorités mexicaines. A notre grand regret, ce RDV mythique que nous ne voulions pas manquer est fermé jusqu’à nouvel ordre à cause de l’épidémie. Nous quittons les lieux intrigués mais avec chacun notre souvenir en main.
Le lendemain, lors de notre visite quotidienne, on nous donne cette fois cette fameuse protection à porter par mesure de sécurité. Est-ce plus important que nous nous le pensions? Quoiqu’il en soit, la place du marché où nous nous sommes rendus était ouverte à tous et très animée. Nous avons assisté aux traditionnels pas de danse latinos auxquels des mexicains au sang chaud se livraient en plein air, guidés par un orchestre. Puis, nous avons flâné devant cet artisanat local et coloré à souhait. Enfin, de retour chez eux, David et Miriam nous ont amenés dans une de ces fameuses "taqueria" pour finir cette belle journée pimentée. Demain dimanche, ils nous ferons visiter un de leur coin préféré, leur université, à condition que ce ne soit pas fermé à cause du gouvernement qui a toujours tendance à en rajouter.
Aujourd’hui, lundi, nous nous rendons compte que vivre à la mexicaine est moins attirant qu’au départ. Cette maudite épidémie de la grippe porcine (nous connaissons le nom à présent) enlève tout le charme naturellement accueillant de Mexico. A vrai dire, nos hôtes et de ce fait nous aussi, commençons à nous rendre compte de l’ampleur de ce phénomène. En raison de l’inquiétude croissante de notre entourage, je crois qu’il est inutile de vous dire de quoi il en retourne. Les médias s’en sont sûrement chargés avant nous. J’imagine que la secousse sismique n’arrange rien à la polémique. Mais, ne vous inquiétez surtout pas, bien qu’Alex a été légèrement secoué sur son trône, nous nous portons très bien l’un et l’autre comme la plupart des gens ici d’ailleurs et ça, c’est de l’information de source sûre. Demain, après une semaine dans cette ville troublante, nous fuirons cette aventure pour poursuivre la notre davantage vers l’est.
20 avril 2009
...le PEROU
UN POINT SUR LE PEROU
POINT BUDGET
1 € = 4 Pérou Nuevos Soles
Nous avons dépensé 4500 Soles avec un budget qui était de 1120 € pour 20 jours donc le compte est bon.
POINT TRANSPORT
- Du bus, du bus et encore du bus!
De la Bolivie jusque Puno, 3h, plus 6h jusque Arequipa, plus 10h jusque Cusco, et encore 20h jusque Lima. A ça, s’ajoutent les 8h de bus lors de l’excursion au Canyon de Colca et 13h lors de celle au Machupicchu.
- Un peu de marche à pied quand même.
11h en deux jours au Canyon
3h le long des rails pour le Machupicchu
POINT IMPRESSIONS
Le positif
- de magnifiques paysages
- une excursion inoubliable au Canyon de Colca
- le Machupicchu est une véritable merveille du monde
- les couleurs dans les rues avec des coccinelles de toute les couleurs dans chaque rue
- la ville agréablement jolie de Cusco et la chance d'être tombés sur un carnaval
- les menus du jour du "cherry"
Le négatif
- ne pas avoir vadrouillé en amazonie
- une semaine à Lima
- le manque de notre bonne cuisine francaise
Le point en or pour ce moment unique quand le soleil s’est levé vers 10 h sur le Macchupicchu.
19 avril 2009
Limmmmmma
Faute de ne pas avoir vu de cactus dans la jungle mais dans notre porte-monnaie, nous avons exploré Lima pendant une semaine. Cette ville est énorme mais on en a vite fait le tour.Il y a tout d’abord son centre, très mignon et animé, certes, mais 2 jours nous ont suffi à le connaître par cœur. Nous nous y sentions un peu prisonniers. Dès que nous tentions de nous excentrer un peu, des policiers où de simples citadins nous coupaient dans notre élan. « Està peligroso ! », nous disaient-ils. Bon, eh bien puisque c’est dangereux, nous resterons là! Puis, finalement, nous avons déserté la grand place vers le quartier de Miraflores. Le changement était impressionnant! Nous avons eu l’impression d’avoir traverser le temps. C’est dingue comme tout est beaucoup plus développé ici, même les prix d’ailleurs. Cependant, l’ensemble est davantage aéré que dans le vieux Lima. Nous nous sentions moins oppressés alors nous avons décidé de rester tranquillement par ici. Nous dégottons une petite maison bleu en guise d’auberge, certainement la moins chère du quartier mais cela n’est pas étonnant puis nous laissons tomber la pression. Alex s’est tellement relâché, lui, qu’il a laissé un énorme rhume l’envahir. Par ailleurs, ce quartier nous est apparu vite conquis lui aussi. Une ballade le long de la falaise surplombant la mer à longueur de temps dans la brume, du lèche vitrine inutile dans cet immense centre commercial à l’européenne, un mini tour du monde culinaire dans les différents restos, quelques séances cinéma à l’hôtel, des conversations en live sur MSN, le tournage d’un clip vidéo du siècle et c’est déjà la fin de notre séjour statique à Lima. Finalement, le temps est passé agréablement vite et demain, nous partons enfin pour le Mexique!…
Cargado por BettyAlexYes
18 avril 2009
Quelle aventure!
Nous avons passé une bonne partie de la journée à naviguer sur ce fleuve couleur chocolat. Mais nous nous ne sommes pas du tout ennuyés. La jungle nous offre une végétation totalement différente de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Des plantes extraordinaires, des arbres splendides desquels pendent des lianes. Par endroit, nous parvenons à les toucher au passage bien que le guide nous a déconseillé de le faire à cause de méchants insectes qui en font leur nid. Nous avons hâte d’aborder et de s’enfoncer dans cette nature sauvage. D’un autre côté, l’Amazone est pleine de richesse. Tout à l’heure, des dauphins roses sont venus s’amuser près de notre grand radeau. Ils nous ont fait une parade inoubliable pendant plus d’une demi-heure. Cependant, ils ne sont pas les seuls habitants des eaux. Nous avons aperçu un énorme crocodile au loin. Heureusement, celui là n’avait pas préparé de show en notre faveur.
Le temps s’écoule différemment ici. Nous vivons avec la lumière du jour. Maintenant, nous marchons, armés de nos grandes chaussettes anti-sangsues tantôt dans la boue, tantôt dans la poussière lorsque les rayons du soleil s’infiltre dans la forêt. Nous entendons des bruits étranges, chantants ou inquiétants mais notre guide nous ouvre le passage. Soudain, il s’arrête et nous dit que nous passerons la nuit ici. Il nous montre comment accrocher nos hamacs et la position à adopter pour être le plus confortable possible. Nous récoltons quelques vielles branches dans les environs pour faire le feu qui nous servira pour le repas et pour nous tenir chaud. C’est vrai que la température a bien baissé avec l’obscurité et en plus, nos habits humides mais notre guide nous explique que nous devons nous estimer heureux qu’il ne pleuve pas. Nous mangeons du poisson que des personnes du groupe sont parvenues à pêcher pendant le trajet. Repus et fatigués, chacun déserte dans son coin.
Nous nous apprêtons à passer la nuit accolés dans notre lit suspendu. Le feu grésille encore. Nous ne parvenons pas à dormir. Est-ce l’excitation de cette pure aventure? Est-ce la crainte de dormir dehors? Nous sommes attentifs au moindre petit bruit dans notre environnement. C’est ainsi que nous entendons le feuillage derrière nous vibrer doucement. Je regarde dans cette direction. J’entrevois une ombre qui longe la branche et qui s’agrandie en longueur. Je serre la main d’Alex pour qu’il comprenne ce que quelque chose se passe. Il voit lui aussi cet énorme serpent enroulé à la branche. Mon dieu! Ce n’est pas la réalité! C’est un cauchemar!…Non, c’est tout simplement un rêve que j’aurais voulu réaliser! Une expédition dans la jungle. Comme moi, vous ne trouver pas que ça doit être génial? Cependant, cette fois, le projet n’était pas réalisable. Les vols jusqu’Iquitos étaient réellement trop onéreux. Au lieu de cela, nous sommes bloqués une bonne semaine à Lima et je me contente de lire La Ciudad de las bestias de Isabel Allende en espagnol qui raconte, elle aussi, une fiction amazonienne.
11 avril 2009
Sur les traces de ces sacrés Incas
Nous sommes rapidement tombés sous le charme de ville. Une étrange atmosphère y A Le lendemain, un autre événement nous épata tout autant sans que nous soyons au courant. Cet attroupement dans le centre ville n’était en rien lié à la semaine sainte comme trois jours auparavant mais à l’anniversaire du centre commercial. Ah! Si Leclerc pouvait faire ça lui aussi : un magnifique défilé de Carnaval avec des costumes et masques tous aussi beaux les uns que les autres. Cette fois, nous avons bien le temps d’en prendre plein les yeux et les oreilles avant de reprendre un bus pour 20h jusque Lima en siège cama. Le confort est quelquefois si bon!
Nous sommes arrivés à Cusco après une nuit de bus depuis Aréqipas. Mais attention, cette fois, pour notre petit confort personnel, nous avions prévu un voyage en siège « cama ». Certes c’est un peu plus cher mais tellement agréable de pouvoir s’allonger entièrement. Nous nous sommes réveillés à Cusco, après une nuit plutôt convenable sur la route.
règne. On y ressent encore la présence des Incas rien qu’en se promenant. Il faut dire qu’elle était la ville mère de ce peuple. Des ruelles pavées, des maisonnettes biscornues avec de mignons balcons en bois, des reliefs amusants formés d’escaliers, de véritables murs d’antan dont un nous dévoile la fameuse pierre à 12 côtés, une place toujours animée. Bien que l’endroit est grandement touristique de nos jours, il ne perd en rien en son charme.
Cusco a été le point de départ pour notre périple jusqu’au Machu Picchu. Pour se faire, nous avons voulu esquiver le piège à touriste. Nous avons donc pris un autre chemin que celui sacré des Incas ainsi qu’une autre voie que celle du chemin de fer. Nous avons pris une excursion de 2 jours en bus qui coûte 2 fois moins de Dollars que la première. L’organisation de ce tour sera-t-elle à la hauteur? C’est toujours un grand mystère pour nous. Allez savoir pourquoi on nous donne RDV à 7h alors qu’on vient nous chercher à 8h 30? A coups sûr, la patience est d’or ou il faut savoir être patient dans la vie doivent avoir des origines péruviennes voire même incas. Ce serait donc pour nous mettre dans l’ambiance! Après 6h de route dans un chemin pas plus large que le bus traversant les ravins, nous arrivons à un barrage: la rébellion n’a plus qu’à marcher jusqu’Agua Calliente. C’est excellent de suivre les rails au beau milieu de la forêt équatoriale mais sous la pluie pendant 3h et avec une bonne partie dans le noir, c’est tout de suite moins merveilleux. Ya-t-il un proverbe sud-américain qui dit : bien courageux devra être celui qui ne paye pas? Non! Celui là n’aurait plutôt que des racines américaines. Bref, nous arrivons trempés mouillés pour le dîner. Notre guide est intriguant lui aussi : il ne perd pas la face malgré les différentes formules de groupes de touristes qu’il doit gérer et notamment nous qui lui alourdissons la tâche avec nos réclamations. Tout devait pourtant être compris dans notre formule. Enfin, nous ne serons jamais le fin mot de l’histoire.
4h30 nous nous levons excités mais avec une peur au ventre : le temps nous laissera-t-il voire cette merveille du monde? Dans le noir, nous prenons un parmi les centaines de bus qui font la route jusqu’à celle-ci. Nous ne voyons rien, le jour se lève mais tout est couvert. Nous sommes dans un brouillard absolu. Nous écoutons découragés les discours du guide sur chaque lieu insolite de part et d’autre de cette cité incroyable. Au fur et à mesure, nous nous dévêtons de nos capes de pluie car la chaleur monte et le soleil cherche à percé. De temps en temps, nous captons un rayon de soleil qui nous laisse entrevoir un morceau du trésor. Les nuages couvrant en partie les hauts sommets et les profondeurs nous offrent un paysage fabuleux qui s’apparente aux estampes japonaises.
Puis, alors qu’on n’y croyait plus, le soleil illumina entièrement la cité mystérieuse. Ce spectacle magique fût éphémère mais nous enchanta. La magie de l’endroit a fonctionné. Nous repartons, un peu tôt à notre goût, pour refaire le chemin dans l’autre sens jusque Cuzco.
05 avril 2009
C’est pas le Pérou
La truite du premier avril étant digérée, nous avons longé le fameux lac Titicaca, traversé la frontière sans embrouille et passé notre première nuit au Pérou à Puno. Ce pays nous apparait déjà moins pauvre que le précédent. Les gens se confondent davantage avec les occidentaux dans leur façon de s‘habiller même si des personnes en costume traditionnel suffisent encore à l‘exotisme. Aussi, à notre grand bonheur, les bus sont plus confortables et un vrai tapi bitumé s’est déroulé pour nous jusqu’Aréquipa.
Aréquipa est vraiment une jolie ville, en tous cas en son centre. Nous avons flâné dans les ruelles et la rue piétonne, profité du soleil et du paysage en terrasse jusqu’à dégotter une agence parmi des centaines pour notre trip du lendemain. En soirée, nous avons été impressionnés de voir la grand place se transformer en un lieu de culte. De part et d’autre de la place, on a dressé des statues de Jésus, de la vierge et d’autres édifices religieux devant des énormes fonds drapés colorés. Le nombre impressionnant de personnes venues écouter la messe à fortes décibels montre à quel point les gens sont pieux ici. D’autre part, faire ses premiers pas au Pérou pendant la semaine sainte ne pouvait pas être moins démonstratif.
Nous poursuivons notre route non pas dans les pas du Christ mais dans le Canyon de Colca. Nous croyons en nos capacités physiques pour deux jours de marche. La croix du condor nous ouvre le chemin. Quel endroit magique! Nous avons une vue magnifique sur le canyon où ces énormes oiseaux surgissent de nulle part et viennent planer majestueusement devant nos yeux. Un peu plus loin, le calvaire physique commence tout doucement. Nous gambadons tranquillement sur du plat histoire qu’Alain, notre guide, nous donne les noms en Quechua et l’utilité que les Incas avaient de quelques plantes puis nous entamons la descente dans l’abîme au grand malheur de nos petites jambes tremblotantes. Nous nous sommes levés très tôt ce matin, il est grand temps de déjeuner. Ce que nous faisons avant de reprendre une marche qui monte et qui descend pour contrer ces vieux sommets diaboliques. Le soir tombe mais nous arrivons après 7heures de marche dans ce petit paradis très élémentaire où nous passerons la nuit. Une bonne douche froide dans le noir, nous fait revenir à la réalité.
Il y a de ça 35 ans, heure française, le Saint Alexandre est né. Par conséquent, avec notre petit groupe, nous célébrons l’événement bien que nous sommes la veille au soir de la vraie date d’anniversaire. A la lumière d’une bougie, chacun pêche à son tour en offrant une tourner de bière ( oui! dans notre jardin d’Eden, on trouve de la bière!) et notre petite chorale polonaise a chanté l’hymne traditionnel de la nativité. La fête fût loin de la partie habituelle mais son caractère exceptionnel contenta mon ange (enfin, un ange, façon de parler).
Nous nous réveillons à 4h du matin avec le noir, le froid, les courbatures et l’image en tête de l’enfer de 4 h 00 qui nous attend. En effet, hier, nous avons aperçu de loin ce long tracé en serpentin qui s’étendait de la rivière au fond du canyon jusqu’au sommet de la montagne. Une montée interminable du début jusque la fin. Alex, malgré ses un an de plus a encore la pêche. Se dire que la famille est en train de faire la fête en son nom pendant que nous endurons ce supplice, et ce, avec de succulents produits du terroir, nous met encore plus à bout de souffle. Arrivée à la fin de cette glorieuse étape, nous savoureux un copieux petit déjeuner de même que les efforts musculaires réalisés. J’offre le cadeau bien mérité d’Alex, une superbe flûte de pan. Alex, certainement émerveillé par ce présent, en avale de travers son café. Le grand musicien qu’il est a beaucoup de mal a joué de cet instrument.
Nous éprouvons toujours une énorme satisfaction à accomplir un trek malgré les séquelles qu’il laisse. Le plus drôle dans l’histoire c’est que c’est moi qui me suis prise un réel coup de vieux : trois jour sont écoulés maintenant mais je marche encore comme une véritable grand-mère.
02 avril 2009
...la BOLIVIE
UN POINT SUR LA BOLIVIE Point budget 1€=10Bolivianos Pour 17 jours en Bolivie, notre budget aurait dû être de 800€ mais nous avons dépensé plus de 9000Bol et un traveller de 5O$. C’est de la faute de ce froid : il a fallu nous rhabiller! Point transport - Du bus, du bus et encore du bus : Foz de Iguaçu - Asunción - 6H Asunción - Camiri - 17H Camiri - Sucre - 17H Sucre - Potosi - 3H30 Potosi - Uyuni - 7H 0ruro - La Paz - 6H trajet pour excursion VTT - 5H - Un peu de train : Uyuni - Oruro - 7H - Plus de 900 Kms en 4x4 : excursion de 3 jours dans le salar d’Uyuni et dans le Sud Lipez - Du bateau sur le lac Titicaca 4H de voyage aller-retour jusque l’île du Soleil Point impressions Le positif - de nouvelles rencontres de voyage - un certain mauvais goût qui nous amuse comme des cabines téléphoniques en forme de dinosaure ou de cygne, la décoration kitsch des bus, les statues dans le style rococo… - le folklore, les costumes et les traditions - un retour incontesté du dépaysement - des nuits fraiches bien au chaud sous les couvertures - le fait de savoir que nous évoluons à plus de 3000m d’altitude et que les moustiques sont restés en bas - le coût de la vie intéressant pour des globetrotteurs - des paysages et un temps resplendissants - la difficulté à s’adapter à l’altitude - un ras-le-bol général de la bouffe - le regret d’Alex de ne pas savoir parler l’espagnol - la pollution due aux échappements - les longues heures de bus Un point en or pour les paysages uniques du Salar d’Uyuni et du Sud Lipez.
01 avril 2009
Libertad!
Depuis La Paz
Le lendemain, pour trois fois rien, nous nous rendons en bateau sur l’île du Soleil. Ouah! Que cet endroit est paisible aussi! Nous visitons d’abord le Nord, marchons jusqu’à ces ruines laissées par le peuple inca à un endroit magnifique surplombant le lac. Nous traversons le petit village à la population très accueillante puis reprenons le bateau jusqu’à la partie sud. C’est dans une atmosphère toujours autant agréable, dans un petit restaurant basique perché sur la colline avec vue sur le lac, que nous dévorons une autre truite. Puis, nous repartons en terre ferme dans l’après-midi en naviguant jusqu’aux îles flottantes. Ces gens vivent sur le lac sur une plateforme et dans des huttes de paille. Mais pourquoi pas, ce décor est tellement comme dans les rêves! Au soir, nous nous réunissons de nouveau dans notre bar favori pour manger notre plat préféré : la trucha.
De retour à l’hôtel, nous discutons longtemps. Pour une fois, nous sommes d’accord Alex et moi : on se sent vraiment bien ici. Alors pourquoi pas ? Oui, nous avons décidé de rester plus longtemps dans cet endroit auquel nous sommes tombés amoureux. Nous nous sommes avoués que le rythme du voyage commencé à nous peser. Nous espérons que les personnes qui nous attendaient ou nous rejoignaient dans d’autres pays comprendront notre décision. Sachez qu’i l ne s’agit pas d’un simple coup de tête. Nous resterons à Copacabana jusqu’à notre retour en France. Le Mexique, Cuba, la Guadeloupe

















