18 avril 2008
Une maison sur le dos
Pour nous, ces derniers temps, tout se concrétise. Nous franchissons des étapes qui nous amènent de plus en plus loin de notre vie sédentaire ou de plus en plus près de notre tour du monde. A ce stade, le stress monte. Nous ne pouvons plus faire machine arrière mais cette intention est loin de nous!
Nous avons fait un bout de chemin dans notre petite maison mais désormais nous prendrons la route avec nos sacs à dos. Nous n'avons pas pu conserver notre location pour le retour car la sous-location n'était pas possible. C'est pas grave, nous aurons sûrement envie de changement quand nous rentrerons. Notre déménagement est prévu pour le dernier WE de mai. Bien entendu, nous avons déjà commencé les cartons tellement nous sommes pressés. Peut-être devrions-nous nous calmer un peu car ça devient le parcours du combattant pour voyager dans notre maison. A croire que nous aimons l'aventure! En parlant de ça, c'est chez belle-maman que nous allons être hébergés en attendant le départ. Merci à la Maritch pour nous accueillir, comme de coutume, les bras ouverts. En tous cas, Alexandre, "son grand" est enchanté de retrouver "maman" (ma belle soeur comprendra davantage de quoi je cause).
En ce qui concerne nos biens, nous allons en semer un peu partout, histoire de retrouver notre chemin. Nous allons gentiment profiter d'un espace vide dans la fermette de Pierrot en espérant qu'il garde ses Zwins en dehors. De même, on exposera nos vieux meubles dans une dépendance de la propriété de Mick et Lulu en espérant ne pas les retrouver transformés sur le blog de notre artiste http://milulu.canalblog.com/ . Nous mettrons également quelques cartons ci et là dans vos greniers. Non! nous plaisantons mais la famille n'y échappera pas. A quoi servirait-elle sinon?
Voilà ce contre quoi nous avons troqué notre maison : deux sacs à dos grande randonnée 70L+10 offerts par nos familles pour nos anniversaires http://www.decathlon.fr/FR/forclaz-70-10-symbium-3076803/. Nous en faisons aujourd'hui la pub mais jugerons par nous-même de la qualité de ces sacs en cours de route. Par ailleurs, nous avons choisi des sacs à capacité importante d'un point de vue pratique mais ne souhaitons pas trimballer une tonne sur notre dos. Il ne le supporterait pas. 15 kilos chacun serait amplement suffisant! Nous vous dévoilerons tout sur le contenu de nos sacs quand l'heure sera venu de faire les bagages. Et allez, encore un truc de plus! Nous sommes heureux comme un pape d'avoir nos sacs à dos même si nous savons pertinemment qu'à certains moments nous ne saurons plus les voir en peinture.
Ils seront certainement pesant lorsqu'ils baladeront avec nous. On les entends déjà avoir faim de bonnes choses exotiques que nous pourrions ramener avec nous. Ils faudra alors leur faire constamment la morale pour ne pas qu'ils s'engrossent. Ce ne sera pas si simple pour nous que de les faire obéir.
D'un autre côté, ils vont nous suivre partout, nous coller aux basques, que ce soit dans le métro, dans le bus, dans le train et même sur nos vélos qui sait? Pareil en ce qui concerne l'hébergement. Dans les petits hôtels : ils seront là! Dans les auberges de jeunesse, ils seront là aussi! Et probablement couchés à nos pieds! Bonjour l'intimité! Nous souhaitons dormir chez l'habitant pour vivre pleinement la culture locale, faire des rencontres. Nous comptons alors sur couchsurfing (http://www.couchsurfing.com/) et hospitality club(http://francais.hospitalityclub.org/indexfra.htm) deux organisations connues à travers le monde auxquelles nous sommes inscrits. Ils s'agit d'entraide entre voyageurs. Eh bien, à coup sûr, ces deux là se taperont l'incruste avec nous! Croyez-en notre propre expérience!
Par l'intermédiaire de couchsurfing, nous avons accueilli un New-Yorkais séjournant à Paris. Devinez un peu avec qui il s'est pointé? Avec son sac à dos pardi! La rencontre avec Stanford a été fort bien agréable. Nous avons bien sûr perfectionné notre anglais, chez nous, autour d'un dîner. Puis en soirée, nous lui avons fait connaître un estaminet. Son boulet, il l'avait laissé chez nous. Ils nous a fait confiance. Nous en avons fait de même au point de les laisser son sac et lui, un moment seuls chez nous. Ainsi, nous espérons renouveler cette riche expérience faite de confiance mutuelle dans les pays que nous traverseront. Durant notre voyage, nous ne seront alors plus hôtes mais invités. Pourvu que notre instinct ne nous joue pas de tours en cours de route! Par ailleurs, à en croire les témoignages des backpackers sur le net, ils sont généralement bien accueillis où qu'ils aillent.
Dans la même catégorie, nous aimerions faire du WWOOFing : larguer nos baluchons dans une ferme biologique qui nous offrirait gîte, couvert et savoir-faire en échange de travail (http://www.wwoof.org/). Ça se fait dans de nombreux pays. Nous pensons pour l'instant à l'Australie, sachant que nous y restons plus longtemps. Les hôtes attendraient de leurs apprentis qu'ils restent une quinzaine de jours. Pour les autres pays, nous nous attarderons selon nos envies du moment.
En résumé, nos sacs seront tout le temps avec nous, parfois collants , parfois lourds. Cependant, si l'on creuse un peu, ils sont également dotés de qualités. Tenez, la fidélité par exemple! Bien que tomber sur les épaules d'un autre est si vite arrivé! Certains guides nous donnent de bons conseils à ce sujet comme les attacher dans les trains pour pouvoir dormir tranquille ou les laisser, dès que possible, en sécurité à l'hôtel. Nous tâcherons de les bichonner. D'un autre côté, nous seront contents de les avoir les gaillards pour reposer nos postérieurs. Aussi, ne représenteront-ils pas notre maison pendant ces 10 mois loin de tout?








