bettyalexyesworld

tour du monde de betty et alex

05 septembre 2008

Kuri : du sable jusque dans notre lit

La nuit suivante est arrivée à pic pour nous faire oublier la précédente. Il faut dire que dormir à la belle étoile en plein milieu du désert ne laisse pas indifférent. Pour arriver à ce coin perdu nous avons roulé toute la journée. Seule, une pause le midi, là où Beepak l’a encore décidé. Ne nous faisons-nous pas marcher sur les pieds?

Lorsque notre chauffeur nous conduit directement dans un autre endroit sans notre consentement, ça en est trop. Nous entamons son procés seulement après être tomber au piège de nouveau. « Beepak, we need to talk to you ». C’est ainsi que pour la deuxième fois, ce filou semble avoir compris nos attentes.

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Malgré sa phobie des chevaux car il serait tombé de l’animal dans son jeune temps, Alex accepte de faire du chameau. Vers 18 h nous grimpons donc à califourchon. La bête me paraît plutôt détendue et me dit que ça va avec un grand sourire. Les chameliers nous arrêtent sur les dunes pour admirer le coucher du soleil puis nous repartons au point de départ. Là, nous prenons place parmi les autres touristes au milieu d’une courette centrale entourée de huttes rondes couvertes de branchage.  Nous avons droit au dîner typiP1020285que du désert avec la musique traditionnelle et une danseuse qui illumine dans la nuit et qui se déhanche au son des instruments. A un moment donné, elle est venue me chercher : c’était beaucoup moins brillant!
De là, dans le noir, nous embarquons avec un couple espagnol et deux copines du Danemark à bord d’une charrette tirée par ce puissant animal bossu. Au bout d’une heure de trajet dans l’obscurité, le chamelier décide d’établir notre campement. Il nous dédie par couple, chacun lit et paquetage de couchage et aide à nous disposer de part et d’autre da nulle part. Nous nous emmitouflons en dessous de notre couverture mal odorante et moite car le vent souffle légèrement, nous faisons abstraction de nos compagnons du désert, ( énormes scarabées noirs volants et baladeurs ) et jouissons avec béatitude de la beauté du ciel étoilée qui s’offre à nous. Une étoile filante, deux étoiles filantes… 3 étoiles…le marchand de sable est passé dans les dunes de Kuri.

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04 septembre 2008

Bikaner : Pauvre mais fier

P1020210P1020207Nous nous sommes levés à 7hoo grâce à notre réveil mais également à cause du générateur qui devait être juste derrière notre fenêtre. Nous sommes allés visiter Mandawa. C’est une jolie petite ville avec des boutiques pour les touristes et quelques havelis datant du XIXème siècle, selon les deux gamins qui nous suivaient partout. Ils étaient très gentils, ne voulaient rien à la base mais très vite le côté d’eux intéressé est apparu : « viens voir mon magasin », « je collectionne les pièces française »,etc…C’est assez difficile de ne pas tomber dans le piège à touristes. La pitié, leur gentillesse, fait que l’on en finirait jamais de donner. Le « non », je crois, autant pour Alex que pour moi, n’est pas chose facile pour nous. Par moment, pour éviter que les gens nous suivent, nous faisons semblant de ne pas parler Anglais, ni français, alors on parle un flamand qui se réduit en 4 mots. Parfois même, nous faisons les connaisseurs pour ne pas avoir de guides à nos pieds. Ce qui est rigolo, c’est qu’aucun de nous deux ne parvient à  se  mettre d’accord sur le nombre de fois que nous sommes déjà venu en Inde, sur le nombre de jours déjà passés dans la ville, sur d’autres choses encore. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge!          

P1020198En parlant des choses difficiles pour nous, nous nous sommes mis au moins d’accord sur ce que nous dirons à notre chauffeur et tempi si ça ne l’arrange pas. Ce soir, nous voulons dormir dans une guest-house à Bikaner et non dans un bel hôtel. Ce sont nos vacances un point c’est tout. En fait, ça a l’air facile comme cela mais chacun rumine déjà comment nous allons pouvoir le dire sans le frustrer.
N’ayant pas pris le petit déj à l’hôtel, Alex décide de manger à la sauvette. Il fait le choix d’une gargotte. Franchement, ce n’était pas l’une des plus attirantes. Un homme assez grassouillet et vêtu d’un marcel blanc recouvert d’auréoles noires et grasses immenses, était P1020216assis en tailleur près de sa friture. Il y trempait des spirales orange fluo qui ressortaient imprégnées d’huile. C’était la volonté d’Alex que d’y gouter et je m’y suis pliée.

Après avoir roulé plus de 3 heures, nous sommes arrivés à Bikaner. En route, le paysage a encore changé. Il a été P1020217parfois parsemé de petites montagnes. Et d’autre coups, des chaumières rondes de paysans pointaient dans le décor végétal.

Pas loupé, notre petit bout de chauffeur tente de nous embarqué dans un hôtel. Puis, après discussion fini par dire « when you are happy, i’m happy ». Sacré Beepak, pourquoi persévérer alors? Il nous dépose finalement devant la green house.
Nous partons découvrir Bikaner, ville très touristique mais nous sommes les seuls touristes étrangers parmi des tas d’indiens venus en bus pour visiter ce magnifique et immense fort de couleur rouge.P1020222

P1020237Ce jour nous apparaît encore plus chaud que les autres alors nous rentrons rapidement chez nos hôtes. La mère de famille nous concocte pour le souper un halwa maison. Ca y est, il est 20h30, nous nous empressons donc de rejoindre le séjour pour manger. L’ambiance y est très agréable, très conviviale. La pièce n’est pas grande, il y a un lit qui sert par la même occasion de canapé et des chaises de salon de jardin en guise de fauteuil. Le père de famille est confortablement installé sur l’un d’eux juste face à la télé. Il nous fait signe de nous installer autour de la table. La mère de famille est en train de cuisiner dans la pièce voisine. On le devine par les bonnes odeurs et les bruits qui s’y dégagent. Un jeune garçon, qui nous a été présenté comme le fils d’un de leurs fils fait des allées et venues, une fois pour nous servir, une autre pour aider sa grand-mère. Il est assez timide. Nous discutons avec le père. Il nous explique la série en cours de sa chaîne préférée « Z tv ». Alors, si nous avons bien compris, il s’agit  d’une femme qui est amoureuse d’un autre gars alors qu’elle est mariée avec le fils du père, son frère ne s’en remet pas et veut vanger l’honneur de la famille et la mère pleure. Waouh ! C’est complexe ! Ce sont les feux de l’amour version indienne sauf qu’ils y vont 2 fois plus fort avec les gros plans. On les vois 2 fois d’affilé. Excellent ! Et ce genre de séries s’enchainent apparemment toute la soirée.  Nous dévorons seuls à table les nombreux petits plats faits avec amour par notre chef cuisinière : un régal.
Cette nuit là a été difficile. Malgré le ventilo au plafond qui battait son fouet , je trouvais l’air de notre chambre irrespirable. J’étais en transe et me sentais mal. Probablement un coup de chaleur. Alex, très attentionné a perdu quelques heures de sa nuit pour m’aidé à plonger dans la mienne.

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03 septembre 2008

Episode 3:en route pour Mandawa

Comme vous etes nombreux et que vous en voulez encore, voici l histoire de notre 3eme jour

Nous avons rencontrer des difficultes pour mettre ce que nous voulons sur le blog, des photos suivront donc prochainement.

Nous nous levons tôt car nous avons RDV à l’agence à 9h. Nous avons l’impression de ne pas avoir dormi. Il faut dire qu’au beau milieu de la nuit nous avons été réveillé brutalement, non pas par les tambours du Bronx mais par les tambours battant bruyamment dans la nuit à l’occasion de la fête de Chrishna. On dirait que les indiens aiment faire la fête.

Le contrat fait, nous prenons la route à 10h 30 avec Bepack, qui sera notre chauffeur pendant 15 jours. A l’agence, on le surnomme AbdulTata, en raison de sa petite taille. En Flandres, on l’aurait peut-être surnommé Boutch. Il n’est pas très bavard mais nous a tout l’air bien gentil. Il parle l’anglais ce qui permettra d’améliorer le notre. En tout cas, c’est un as du volant, à coté, Schumarer peut aller se coucher. Heureusement, car la conduite en Inde est extrêmement difficile. Ses queues de poissons inimaginables, ses dépassements entre deux engins pour se rabattre devant un 3ème qui arrive en face, ses coups de klaxons prolongés, nous ont tout de suite mis en sécurité. Il maîtrise à max.

Sur la route jusque Mandawa, nous en avons encore pris plein les yeux. Après avoir quitté Delhi, nous avons traversé plusieurs petites villes qui nous semblaient déjà différentes. Les touktouk ont pris une forme plus allongé et encore plus colorés. La population est le trafic sont moins denses. Nous y voyons plus d’animaux : des vaches, des chameaux, des chèvres. Sur le bord de la route, plus en campagne, nous y voyons des gens en pleine action. Des femmes vêtues de leur sari aux milles couleurs portes du bois sur la tête. Des hommes gardent leur troupeau, d’autres font des travaux ici et là dans des positions nous semblant inconfortable, des enfants se promènent par petits groupes parfois vêtues d’un même uniformes.

Pauvre bepack, au fur et à mesure que nous rapprochons de Mandawa, lui est sa voiture en prennent plein la figure. Les route sont très mauvaises, parfois même inachevées. Des dos d’âne très raides barrent la route parfois même au milieu de nulle part. Mais notre chauffeur est un « good driver » et nous emmène à destination.

Nous savions qu’il fallait se méfier car les chauffeurs nous emmène la plupart du temps dans des endroits bien onéreux, là où ils touchent une commission. Déjà le resto tant attendu du midi en était un exemple. Le long de cette route droite interminable, Bepack nous a comme emmené manger à « l’hôtel du nord » alors qu’il y avait plein de genre de baraques à frites à côté.  C’est vrai, nous avons très bien mangé et en plus derrière le resto, au loin, il y avait un énorme temple au singe que nous avons pu approcher. L’hôtel où nous avons dormi est un Haveli magnifique, avec des peintures sur tout les murs aux couleurs de l’inde. A l’intérieur, se trouve un énorme patio avec un étage donnant sur la terrasse. Nous entrons dans notre chambre comme dans un coffre fort car une grosse chaîne cadenassée retient la grosse porte en bois. Ben oui! Tout ça n’est pas gratuit. Nous ne pourrons pas continuer sur le même rythme. Autour d’un verre, nous tentons de l’expliquer à Bepack et ce n’est pas chose simple. Nous sortons acheter quelque chose à grignoter pas cher moins cher qu’à l’hôtel pour compenser le budget de la journée. Des chips et de l’eau : c’est tout ce qu’on a trouvé.

Posté par betch à 21:44 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2008

Delhi suite de l`aventure

Notre 2ème journée à Delhi a mal commencé. Nous nous sommes levés tard dans la journée. Il était presque 13h. Le décalage horaire a été largement rattrapé. Nous espérions que nos sacs étaient déjà parvenus à destination mais hélas non. L’accueil nous a autorisé a téléphoné à l’aéroport à plusieurs reprises notamment Sunny qui a même appelé pour nous. Il faut dire que le fait qu’il veuille négocier un tour avec chauffeur pour nous y est pour quelque chose. Hélas, les coups de fils n’ont pas été concluant, nous ne savons toujours pas si nos bagages parviendront aujourd’hui ou demain, ni à quelle heure. Sunny nous emmène donc par la suite à son agence de tourisme où l’on rencontre Santos, le gérant. Il tente de négocier un tour à 1000 €; Bien essayé, mais nous ne cédons pas Nous leur expliquons que 400 € était notre budget maxi pour ce genre de voyage car nous ne devons pas oublier un budget pour nous nourrir, nous loger ainsi que les petits à côté. Santos parle français ce qui simplifie de nombreuses choses. Nous repassons des appels à l’aéroport pour nos sacs mais en vain. Nous décidons de ne passer aucun contrat pour un tour sans avoir nos affaires auparavant. Pour parvenir à ses fins, Santos nous fera conduire à l’aéroport dès demain matin et nous signerons le contrat ensuite. Marché conclu. Nous nous laissons manipuler et rentrons sans faire jouer la concurrence, ce que nous avions prévu de faire. Sur la route du retour Sunny reçoit un appel de l’aéroport. Génial!!Nos sac sont parvenus à l’hôtel!!Quel soulagement!!Un sacré poids en moins. Enfin, façon de parler. Sans perdre de temps, il appel son partenaire : nous signerons le contrat demain matin à 9 h pour la suite de notre périple. Nous traverserons une partie de l’Inde avec un chauffeur pendant 15 jours. Nous ferons les étapes suivantes : Delhi, Mandawa, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Udaipur, Ranakpur, Pushkar, Jaipur, Agra, Varanasi. Cela représente la majeure partie de ce que nous voulions faire à la base.

Le depart est prevu pour demain.
P1020158En route, Sunny nous demande s’il peut s’arrêter une dizaine de mn en chemin pour aller prier son dieu qu’il aime nous faire montrer en photo dans sa voiture. Ce que nous acceptons. L’instant d’après, il nous propose de venir avec lui. Bien sûr que oui!! Nous arrivons dans une ruelle qui ressemble à beaucoup d’autre excepté qu’on y vend cette fois que des fleurs en collier. Nous suivons Sunny après nous être déchaussés dans sa voiture. Il s’achète une fleur à un marchand. Nous traversons la ruelle à  pieds nus. Alex et moi réalisons à quel point ce moment est insolite. Bien sûr, comme de coutume, nous sommes dévisagés et même accostés par des enfants qui nous font la manche. Nous nous arrêtons devant le temple. Là, Sunny nous demande de le suivre parmi la foule et commence à vénérer son dieu par de multiples gestes religieux. Nous nous rapprochons du point central du temple et là, un homme nous met un collier de fleurs (genre de Dalhia orange et de pétales de rose superposés), nous fait signe de s’approcher et nous dépose une trace orange vermillon sur le front du bout du doigt. Puis, il nous offre des fruits que nous mettons en sachet pour manger plus tard. Quel instant magique! Nous remercions Sunny de nous y avoir emmené.
Nous retrouvons enfin nos sacs à l’hôtel et rassurés, nous faisons enfin un brun de toilette plus convenable.
P1020159Au soir, nous nous aventurons dans notre quartier pour trouver un endroit ou manger. Nous ne sommes pas forcément à l’aise. Il fait noir, çà grouille de monde qui squattent sans rien faire, de plus les seuls endroits proposant à manger ne donnent pas envie qu’on s’y remplissent l’estomac. Nous retournons donc vers Connaught Place, endroit légèrement moins dépaysant ou légèrement plus sécurisé. Nous optons pour Mac Do, n’ayant pas le courage de chercher. Un menu Mac Maharadja Burger change quand même. Repus, nous prenons un vélo-Rickshaws pour rentrer. Malgré l’heure tardive, il fait encore très chaud, Alex perle sur tout le corps, les rues sont encore remplies de monde, de couleurs et de bruits mais tout nous parait plus calme. Nous sommes parvenus à nous apaisés.

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01 septembre 2008

Dehli, debut de l`histoire

Nous sommes parvenus a nous connecter a la fin de cette premiere journee pourtant nous sommes totalement deconnectes.
Des notre arrivee a Delhi, nous nous sommes aventures dans un taxi qui ne connait pas l`air climatise. Cette navette d l`hotel nous a embarques dans un slalom incomparable, cramponnes tous deux durant 20 kms, entre rickshaws, taxis, bajaj, bus bondes de relookeurs et pietons.
Nous nous sommes pas laisses impressionner et sommes repartis de plus belle visiter quelques quartiers. Il serait trop long d`exprimer nos premieres impressions, ce qui est sur c`est que nous avons trouve le depaysement que nous cherchions.
Bon, allez, on vous enumere tout de meme quelques cliches:
- douches prises avec un sceau et un pichet
- rencontre de dizaines de pseudo-guides officiels voulant chacun leur tour nous emmenes
- premier repas exotique tres epices
- fete de krishna improvise avec fanfare et defile

Posté par betch à 20:22 - Carnet de route - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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